'i^-m^ ItAlUlAKDE p:MK SILURIEfi -KS TRILOBITBS DE BOHEME. ^^■^ W^'" m^t ■V... M AJf^Ét^..^. OF COMPAHATIVE ZOOLOGY, AT HARVARD COLLEGE, CAMBRIDGE, MASS. jFounîic"ïr ftj) pïîijate subscrfptfon, fu 1861. DR. L. DE KONINCK'S LIBRARY. No. 'Pf- > Barrande 1729 1846 3 2044 072 206 428 NOTICE PRELIMINAIRE SUR LE mnm silurp et m trilobites >: DE 1^ PAR Joachim Barrande. CHEZ C. L. EIRSCBFELD, LIBRAIRE. ""184 6. NOTICE PREfJMT^TAmE STIR LR mM SILURIEN ET LES TRILOBITES DE ^ PAR Joachim Barrande. CHEZ C L. IIIRSCHFELD, LIBRAIRE. 1846. MCZ LIBRARY tiArn^'^-ir) UMIVERSITY ^ ''\ USA B L E. Page. Bassin palaeozoïqiie du centre de la Bohême . 1 §. I. DIVISION INFÉRIEURE. Etage A. — Roches métamorphiques 5 Étage B. — Roches azoïques 6 §. II. DIVISION MOYENNE. Etage C. (Caractères géognosliques 8 Schistes fossilifères I Caractères palaeontologiques 10 Trilobites de l'étage C. 1. Paradoxides Tessini . • , 10 2. Paradoxides Linnaci 10 3. Paradoxides rotundatus 10 4. Paradoxides pusillus 10 5. Conoccphalus Sitlzeri 10 6. Conocephalus Strialus 10 7. Conocephalus Emmricliii 10 8. Conocephalus coronatus 12 9. Ellipsocephalus Hoffii 12 10. Ellipsocephalus nanus 12 11. Ellipsocephalus tumidus 12 12. Arion Celiccphalus 13 13. Sao hirsuta 13 14. Trilobites decipicus 13 15. Battus integer 14 16. Battus bibullatus 14 17. Battus nudus 15 18. Battus granulatus 15 19. Battus Orion 16 20. Battus affinis 17 21. Battus Rex 17 22. Battus Cuneifer 18 23. Hydroccphalus carcns 19 IV Page. 24. Hydrocephalus Saturnoïdes 19 25. Monadina distincta 19 26. Monadina omicron , . . . 20 23. Trilobites desideralax 20 L'étage C. correspond aux Llandeilo /Zag.s- etc. elc 20 £tâg6 D. tCaractéres géognosliques 22- Schistes siliceux, quartzites etc. etc. ^Caractères palaeontologiques 25 Trilobites de l'étage D. 1. Phacops proaevus 25 2. Phacops socialis 25 3. Phacops Hawlei 25 4. Phacops sclerops . . . . , 26 5. Phacops elongaius 26 6. Phacops dubius 26 7. Phacops PhUlipsii 27 8. Calymene pulchra . . 27 9. Calymene parvula 27 10. Calymene incerta 28 11. Odontopleura Buchii ...... f ... . 28 12. Odvnlopleura primordialis 29 12, Asaphus ingens 29 14. Asaphus nobiUs 30 15. Cheirurus claviger 30 16. Trinucleus ornattis 30 17. Trinucleus Goldfussii 31 18. Trinucleus Bucklandi 31 19. Caphyra radians 32 20. Dionc formosa 33 21. Illaenus perovalis 33 22. Illaenus crassicauda .... ; 33 23. Trilobites Lindaueri 34 24. Egle rediviva 34 25. Batlus tardus 35 L'étage D correspond aux Caradoc Sandstones etc. elc 37 §. III. DIVISION SUPÉRIEURE. Étage E. I Caractères géognosliques 41 Calcaire inférieur (Caractères palaeontologiques 42 Trilobites de l'étage E. 1. Phacops faecundus 46 2. Phacops bulliceps 46 3. Phacops trapeziceps 46 4. Phacops Glockeri 47 5. Phacops intercostatus 47 6. trilobites heteroclytus 47 7. Arethusa Koninckii 48 8. Spaerexochus mirus 48 9. Asaplius (nileus) Bouchardi 49 10. Chciruru& insignis 49 11. ('heinivus Bcyrkhn 49 12. Cheintrus Quenstedti 50 13. Calymcne diadcmata 51 14. Calymene Baylei 51 15. Calymene Beaumonti 52 15. Staurocephalus Murchisoni 53 17. Liclias scnbra 53 18. Lichas propinqua 54 19. Lichas palmala ' 54 20. Lichas simjilex 55 21. Harpes teHuipunctatus 55 22. Odontopleura Prevosti 56 23. Odontopleura Dufrenoyi 56 24. Odontopleura mira 57 25. Odontopleura Verneuili 57 26. Odontopleura Leonhardî 58 27. Odontopleura minuta 59 28. Odontopleura tricornis 59 29. Cyphaspis Burmeisteri 59 30. Cyphaspis depressa 60 31. Bronteus Partscliii 60 32. Bronteus Haidingcri 60 33. Bronteus ambigmis 61 34. Phaeton Archiaci 62 35. Phaeton membranaceus 62 36. Phaeton striatus 62 37. Proetus Ryckholtii 63 38. Proetus intermedius 63 39. Proetus decorus 64 40. Proetus venustus 64 Rapports entre l'étage E, ou calcaire inférieur de Bohême, et les étages du Silurien supérieur d'Angleterre 64 Étage F. 1 Caractères géognostiques 67 Calcaire moyen \ Caractères palaeontologiques 68 Trilobites de l'étage F. 1. Phacops intermedius 70 2. Phacops breviceps . . . , 71 3. Phacops Hausmanni 71 4. Phacops laevigatus . , 71 5. Bronteus campanifer 71 6. Bronteus palifer 71 7. Bronteus angusticeps 72 8. Bronteus Zippei 72 9. Bronteus umbellifer 72 10. Bronteus formostis 73 11. Lichas Haueri 73 12. Lichas parvus , 73 13. Proetus concinnus 73 VI Page. 14. Prooliis lc}iidus 74 15. Proi'tus tuberculalus 74 16. Proetits mi/ops ' . . . . 44 17. Proelus iniwquicostafus 75 18. Harpes uihiula 75 19. Cheirunis insignis 75 20. Chclntnts Cordae 76 21. Clieinirits yibbus 76 22. Odontoplcura Verneuili 76 23. Odontopleura Hôrnesii 76 24. Odontopleura laccrata 77 25. Ci/pliaspis clavifrons 77 26. Ci/phaspis cerberus • 77 27 Trilobites orbitatus 78 Rapports enti-e l'éloge c.ilcaire moyen F de Bohême, et les étages du Silurien supérieur d'.Angleterre 79 Etdge G. i Caractères géognosliqiies 80 Calcaire snpérienr j Caractères palacoutologiqiies 81 Trilobites de l'étage G. 1. Phacops Ilausmanni 82 2. PItacops spinifcr 82 3. Phacops Bcussii 83 4. Phacops protuberans , 83 5. Phacops Bronnii 84 6. Bronteus Brongtiarll 84 7. Btonleus porosus 85 8. Brouteus pustulatus 85 9. Bronteus formosus 86 10. Chcirurns Sternhercji 86 11. Cheirurus (jibbus 86 12. Cyphaspis clavifrons 86 13. Odontoplcura derelicta 87 14. Proctns sculptus 87 15. Proetus (jracilis 87 16. Proetus Lovenn 88 Bésumé- comparatif entre les étages Siluriens d'Angleterre et de Bohême 89 Oepuis que nous étudions les formations palaeozoïques de la Bohème, c'est à dire depuis longues années, plusieurs de nos amis et correspondans géologues nous ont fréquem- ment adressé la question suivante: A QUELLE ÉPOQUE RAPPORTEZ-VOUS LES TERRAINS ANCIENS DU CENTRE DE LA BOHÊME? Avant de pouvoir répondre d'une manière sûre à celte question, nous avons dû faire de longues recherches, et rassembler tous les documens soit purement géognostiques, soit palaeontologiques sur les quels nous pouvions baser notre opinion. Ces documens se trouvent maintenant réunis entre nos mains, et nous nous occupons aussi activement que possible de les coordonner. Dès que notre travail sera achevé, nous le soumettrons au jugement de tous ceux qui cultivent les sciences de la géologie et de la palaeontologie sous le titre de: „Systéme Silurien du Centre de la Bohême." Ce titre adopté pour notre ouvrage indique déjà la conviction que nous avons acquise, par suite des investiga lions assidues aux quelles nous nous sommes livré. Nous espérons aussi faire partager notre conviction aux personnes qui voudront bien jeter un coup d'oeil attentif sur cette notice. 1 Si nous nous contentions de présenter des considérations purement géognostiques sur l'ordre de superposition des di- verses formations qui composent notre terrain de transition, et sur les caractères pétrographiques des roches qui en con- stituent les élemens, nous atteindrions difficilement le but que nous nous proposons. Nous savons en effet combien d'incertitudes peuvent laisser de pareilles descriptions, lors- qu'on veut par le simple aspect des roches, ou par l'ordre do succession des couches, établir les rapports d'âge entre les terrains de diverses contrées. Nous croyons donc devoir recourir aux caractères pa- laeontologiques pour justifier d'une manière plus certaine et plus simple la classification que nous proposons ci- après, des terrains palaeozoïques de la Bohême. Mais comme ces formations nous ont fourni un nombre considérable de fossiles depuis que nous avons commencé nos recherches, nous ne saurions avoir l'idée de passer ici en revue tous les rangs de la Faune palaeozoïque, à laquelle nous consacrerons plus tard l'espace nécessaire pour une description convenable. Nous nous bornerons donc ici, à indiquer les familles et les genres qui peuvent nous paraître les plus caractéristiques des divers étages où ils se trouvent. On s'accorde généralement à reconnaître que parmi tous les fossiles, les trilobites sont ceux qui servent le plus uti- lement à la détermination de l'âge relatif des formations anciennes. Nous appèlerons donc plus particuhèrement l'at- tention des géologues sur la famille de ces Crustacés, qui a de très-nombreux représentans dans les formations palaeo- zoïques de la Bohême. Dans le cadre étroit que nous nous sommes fixé pour cette notice, il ne saurait entrer ni une exposition systématique de tous les genres et de toutes les espèces, ni une description minutieuse des caractères géné- riques et spécifiques. Notre seul but est d'établir le paral- lèle entre les formations anciennes de la Bohême, et celles des autres contrées déjà décrites et classées dans l'échelle géolo- gique. Il nous suffira donc de nommer les genres et les 3 espèces, en indiquant très-sommairement les principaux traits qui seiTent à les distinguer. — Le terrain de transition du centre de la Bohême forme un bassin bien déterminé dans ses contours, et qu'on peut comparer à une ellipse dont le grand axe est dirigé du Nord- est vers le Sud-est. Les extrémités de cet axe se trouvent l'une un peu au Nord-est d'AuvAL, l'autre un peu à l'ouest de Klattau, laissant entr'elles un intervalle d'environ 18 milles géographiques d'Allemagne ou de 133 Kilomètres. La largeur du bassin est un peu irrégulière, mais elle ne s'étend pas au delà de 9 à 10 milles géographiques, de 67 à 74 kilomètres. En général elle est beaucoup moindre, surtout vers la pointe Nord-est du bassin, qui est recou- verte en partie par les formations du Quadersandstein et du Plcinerkalk etc. Dans tout le reste de son étendue, c'est-à- dire sur environ les quatre cinquièmes de son périmètre, le bassin palaeozoïque repose sur les granits et les Gneiss qui en beaucoup de localités semblent alterner avec diverses roches métamorphiques et se fondre avec elles. Dans le bassin que nous venons de définir et dont l'étendue est assez vaste pour qu'on ne puisse pas considé- rer comme exceptionnels les faits géologiques qu'il présente, on peut reconnaître d'autres bassins à peu près concentri- ques, dont les contours correspondent aux limites des for- mations successives dans l'ordre des âges. Chacune de ces formations recouvre la plus ancienne, en laissant cependant un assez vaste espace à découvert pour qu'on puisse attein- dre aisément chacune d'elles, de chaque côté du bassin, et établir ainsi des rapports d'identité entre des couches dont on n'aperçoit que la tranche, à de très-grandes distances. Nous venons d'indiquer les formations du Quadersand- stein et du Plânerkalk qui recouvrent en partie les contours du bassin palaeozoïque. Nous n'entrerons pas dans d'autres détails à ce sujet. Nous nous contenterons aussi de men- tionner l'existence de plusieurs bassins carbonifères, la plu- part de peu d'étendue, reposant immédiatement sur la tranche 1* des couches siluriennes des étages inférieur et moyen. Le savant professeur Zippe, dans divers ouvrages a déjà décrit sous les rapports géognostiques et statistiques, tous les ter- rains houillers de la Bohême, et nous aurons recours à ses travaux lorsque nous publierons notre description du Système Silurien. Des masses considérables de Porphyre, de trapp, et autres roches plutoniqiies ont pénétré à diverses époques à tra- vers les étages palaeozoïques dont nous nous occupons. Nous réservons pour une autre époque les observations que nous avons faites sur les formations ignées dont nous nous bornons à indiquer l'existence sur la surface que nous avons étudiée. Les formations palaeozoïques du centre de la Bohême présentent la suite complète de tous les étages principaux signalés dans les terrains anciens des autres pays. Comme l'ensemble de ces formations se présente dans un bassin unique, sans interruption de continuité, des divisions qui nous semblent très-naturelles se sont offertes d'elles-mêmes à nos yeux, dès que nous avons eu suffisamment parcouru le pays, et que nous avons pu reconnaître les types des fossiles qui distinguent les divers étages superposés. Nous avons adopté trois divisions principales qui cor- respondent à trois espèces de dépôts très-différens par leur nature. Des considérations fondées principalement sur la palaeontologie nous ont aussi porté à établir des subdivisions que nous nommerons étages. 1. Division inférieure comprenant toutes les formations Azoïques subdivisées en 2 étages. 2. Division moyenne comprenant les formations protozoï- ques dans lequelles nous distinguons 2 étages dont la faune est toute différente. 3. division supérieure comprenant la masse des calcaires presque ininterrompue en apparence, mais que la grande diversité des types fossiles dominans, nous force à di^ viser en trois étages distincts. §. I. DIVISION INFERIEURE. Partout où les bords extérieurs du terrain de transition du centre de la Bohême sont à découvert, c'est-à-dire dans rétendue d'environ 4 cinquièmes de son périmètre, on peut reconnaître aisément les roches qui forment la base et que nous subdivisons en deux étages. ETAGE INFERIEUR. A. L'étage inférieur comprend toutes les roches cristallines ou semi-cristallines désignées généralement sous le nom de roches métamorphiques, telles que les schistes amphiboliques, les schistes chlorilés etc., dont les apparences extérieures varient beaucoup d'une locaUté à l'autre. Ces roches forment les contours extérieurs du -bassin palaeozoïque, en contact avec les granits et les gneiss par les quels elles semblent recouvertes en divers endroits. Nous exposerons plus tard en détail les faits que nous avons observés à ce sujet, et qui nous paraîtront pouvoir contribuer à résoudre la question du métamorphisme. ÉTAGE SUPERIEUll. B. L'étcige supériour se compose des masses non cristal- lines, connues dans le pays sous le nom de grauwackes de Przibram, et dont la strnctiire à grains arrondis tantôt assez fins, tantôt très-gros, atteste un dépôt dans le sein des mers. De nombreux et riches filons métalliques de plomb argentifère, d'argent etc. enrichissent cette formation, et suivent une direction qui est engénéral à peu près paral- lèle à celle de l'axe principal du bassin: nordest-sudouest, ou bien se raprochent d'environ 20"" de plus vers le nord. Ces grauwackes occupent les contours sud-est du bassin, et sont particulièrement très-développées dans les environs de Przibram, centre principal pour l'exploitation des riches- ses métalliques de la Bohême. Nous rapportons au même étage les masses de schiste argileux qui sont situées d'une manière symétrique sur le côté opposé du bassin, c. à. d. vers le nord-ouest. Elles forment des couches d'une grande puissance, qu'on peut signaler principalement aux environs de Mies, autre centre d'exploitation des filons de plomb argentifère etc. On pour- rait suivre cette formation sous les bassins houillers de Pil- sen et de Radnitz, sous le Quadersandstein et le Plânerkalk et la retrouver à l'extrémité opposée du terrain de transition, au nord de Prague vers Jung Brzezan, et au midi de cette capitale vers Unter Brzezan. Cet étage renferme diverses couches de schistes pyriteux ou alunifères , exploités pour la fabrication de l'acide sulfu- rique, en beaucoup de localités. Les couches pyriteuses me semblent appartenir principalement à la partie supérieure de cet étage. Nous avons cherché vainement à découvrir une trace quelconque d'êtres organisés, dans les formations dont nous venons d'esquisser la description. Nous non? croyons donc fondé à dire que notre division inférieure est entièrement privée de fossiles. Cette circonstance venant confirmer les inductions qu'on peut tirer de la nature des roches et de la disposition générale de 2 étages que nous avons distingués, il nous semble que notre division inférieure correspond pour l'âge, au Système Cambrien d'Angleterre et du pays de Galles. Sous la dénomination de Système Cambrien, lors de la pu- blication du Silurian System, M. le prof. Sedgwick compre- nait aussi des couches qui renferment des fossiles; mais il a modifié plus tard ses opinions, en restreignant l'étendue du Système Cambrien aux deux étages azoïques qu'il a établis et aux quels les nôtres correspondent parfaitement. C'est avec le Système Cambrien, ou Azoïque, ainsi limité, que nous croyons devoir identifier notre division inférieure des terrains de transition de la Bohème. §. II. DIVISION MOYENNE. La division moyenne des formations anciennes du centre de la Bohême nous offre deux étages aussi distincts l'un de l'autre par les roches qui les composent, que par les restes fossiles qu'ils renferment. Leurs limites sont tranchées, et on peut les reconnaître aisément en plusieurs localités, no- tamment le long des coteaux abruptes, qui forment la vallée de la Litavva, dans la direction de Przibram vers Zditz. ÉTAGE INFÉRIEUR. C. L CARACTÈRES GÉOGNOSTIQUES. Les couches qui forment cet étage sont presque exclu- sivement des Schistes d'une nature argileuse avec une faible proportion de silice. Ces roches ont un grain fin, imper- ceptible à l'oeil, tandis que dans les schistes que nous avons décrits ci-dessus, étage B, on distingue aisément les élé- mens plus ou moins arrondis qui constituent la masse. La couleur des roches de l'étage C est en général très foncée et varie du brun au bleu noir, leur structure est feuilletée, et comme les Schistes offrent des plans de division dans divers sens, ils serait souvent difficile de reconnaître les vé- ritables surfaces de dépôt, si on n'était guidé par le gise- ment des fossiles. 9 La formation de ces schistes lossilifères nous semble s'étendre sur toute la surface du bassin formé par les con- tours de l'étage B sur lequel elle repose, mais elle est en grande partie cachée sous les couches de l'étage supérieur D, qui est beaucoup plus puissant. On ne peut la recon- naître que sur une faible partie de son étendue horizontale; nous connaissons cependant en deux endroits son épaisseur, qui mesurée dans le sens perpendiculaire aux couches, est d'environ 400 mètres, en terme moyen. La localité où nous croyons le mieux pouvoir indiquer les bords extérieurs de cet étage, est au droit de Duschnik, dans le vallon qui descend de Przibram, et qui forme un des deux embranchemens de la vallée de la Litawa. Là on trouve des schistes d'un aspect qui concorde assez bien avec celui des schistes fossihfères dont nous nous occupons, mais dans les quels nous n'avons pas cependant découvert de fossiles jusqu'à ce jour. En descendant le vallon sous Dusch- nik, on rencontre bientôt les quartzites qui forment l'étage immédiatement supérieur, et on peut parfaitement reconnaître l'ordre de superposition. La direction des schistes de l'étage C au droit de Duschnik, est à-peu-près nord-est, et ils s'é- tendent vers l'extrémité orientale du bassin palaeozoïque, laissant à gauche la chaîne du Brdiwald, et à droite les villes de Dobrzisch et Mnischek. Par suite de soulèvemens et de dénudations, les schistes fossilifères sont à découvert, fort heureusement pour la pa- laeontologie, dans deux localités restreintes, et resserrées entre les masses épaisses de l'étage supérieur D, qui ont été disloquées et entraînées de manière à donner un libre accès jusqu'à la base sur laquelle elles reposent. Ces deux localités sont Ginetz et Skrey. — Ginetz est situé vers le bord sud des schistes fossili fères, à environ 10, Kilom. de Duschnik. Ses environs ont fourni jadis au savant C'*. Sternberg, à Zenker et à d'autres paléontologues, les Paradoxides, les Conocephalus et Ellipso- cephalus qu'ils '^nt décrits. 10 Vers le bord opposé du bassin, à 3 milles allemands = 22 Kilom. au nord de Ginetz, est situé le village de Skrey près duquel j'ai découvert en 1841 un gîte de trilobites beaucoup plus ricbe en genres et en espèces que celui de l'ancienne localité. 2» CARACTÈRES PALAEONTOLOGIQUES. Nous avons déjà annoncé ci-dessus que notre but n'est pas de donner ici une classification systématique ni une de- scription détaillée des fossiles. Nous nous bornerons à si- gnaler aux palaeontologues les caractères les plus saillans des genres et des espèces, de manière à faire concevoir autant que possible en peu de mots, les motifs qui nous ont obligé à introduire dans la nomenclature palaeozoïque un assez grand nombre de nouvelles dénominations pour des fossiles auparavant inconnus. Nous passerons sous silence la description des hypostômes que nous avons reconnu ap- partenir aux diverses espèces, et nous réserverons ces détails pour notre ouvrage. FAMILLE DES TRILOBITES. GENRE PARADÔXIDES. BRONGN. 1. Paradoxides Tessini. Brongn. 20 anneaux au thorax, comptés sur un grand nombre d'exemplaires bien conservés. — Les plèvres forment dans toute l'étendue de chaque côté une surface plane. Localité Ginetz. 2. Parad. Linnaei. Barr. 18 anneaux au thorax. — Les plèvres sont bombées vers le milieu de leur longueur- La glabelle plus alon- gée et plus saillante que dans le Par, Tessini. Loc. Ginetz et Skrey. 11 3. Parad. Rotundatus. Baur. 17 articulations au thorax; plèvres convexes comme dans l'espèce précédente. — Le corps dans son ensemble beaucoup plus large que dans les autres trilobites du même genre. Loc. Cinelz et Skrey. 4. Parad. pusillus. Baur. Tête seule connue. Glabelle alongée, mince, bombée, divisée par quatre sillons, dont les 2 derniers se joignent. Bord antérieur élargi, plat, bordé d'un filet mince relevé — yeux en demi cercle, s'étendant depuis le premier sillon, jusqu'au droit du sillon occipital, en s'écartant successivement de la glabelle qu'ils touchent par leur bord antérieur, anneau occipital fortement proéminent. Loc. Skrey. C GENRE BONOCEPHALUS. ZENK. 5. Conocephalus Sulzeri. Zenk. 14 anneaux au thorax; yeux à peine visibles auprès de l'angle antérieur de la glabelle. Loc. Ginetz et Skrey. Les individus trouvés à Skrey sont granulés sur toute leur surface, et pourraient être considérés comme une variété distincte de cette espèce qui se présente toujours lisse à Ginetz. 6. Conoc. Striatus. Emmr. 14 anneaux au thorax — yeux petits mais très-visibles vers le milieu des joues qui sont striées. Loc. Ginetz et Skrey. 7. Conoc. Emmrichii. Barr. 14 anneaux au thorax — yeux plus gros que dans les 2 espèces précédentes et placés au bord du sillon dor- sal, vers le milieu de la glabelle. Pygidium plus petit que dans les 2 Conoceph. ci-dessus nommés. Loc. Ginetz et Skrey. 12 8. CoHOC. Corouatiiii. Baur. 14 anii. au thorax^ Le bord extérieur des joues s'élève à pic tout autour de la tête et se termine par une arête saillante. Ce bord est interrompu au droit de la glabelle par deux fissures qui en isolent un fragment formant le front de la tète. Nous ne possédons que des parties ineomplèles du corps, qui montrent une con struction analogue à celle des autres espèces. Loc. Skrey. Au sujet du genre Conocephakis nous devons remarquer que nous avons trouvé des individus de chaque espèce roulés en sphéroïde, mais ils se présentent le plus souvent étendus. GENRE EI.LIPSOCEPHAI.US. ZENR. 9. Ëllipsocephalus Hoffii. Zenk. 12 anneaux au thorax; gla])ell'è plate, sans lobation sen- sible. Loc. Ginetz et Skrey. 10. Ellipsoc. nanus. Barr. 12 anneaux au thorax; glabelle très-saillante, divisée transversalement par trois rainures très sensibles, non compris le sillon occipital. Bord rélevé au droit de la glabelle. Loc. Skrey. H. Ellipsoc. tumidus. Barr. 12 anneaux au thorax ; glabelle très-saillante mais sans rainures transversales — rebord relevé et assez large vers le front. Loc. Skrey. GENRE ARION. BARR. Tête alongée, parabolique, occupant un tiers de la lon- geur de tout le corps. Glabelle peu saillante, ayant un con- tour concentrique à celui de la tête, et laissant en avant un grand espace. Sillons dorsaux peu pronnoncés. Sutures faci- ales parallèles, fort écartées; joues fort étroites; yeux très petits en avant du milieu de la glabelle. 13 16 anneaux au thorax ; plèvres coudées el bombées à partir du milieu de leur longueur; arrondies à leur extrémité. Pygidium très petit ; tout au i)lus 2 anneaux à l'axe. L'ensemble du corps de forme alongéc, ovale. 12. -47/0/1 Ceticephalus. Baiir. Celte espèce est la seule que nous ayons découverte jusqu'à ce jour. On trouve des individus roulés en sphéroïde aplati, mais la plupart sont étendus. Longueur du plus grand individu 35 m. in. — — Loc. Skrey. GENRE SAO. BAI{R. Tète à peu près demi-circulaire: Glabelle saillante, cir- conscrite par de profondes rainures dorsales; divisée en quatre segmens par 3 sillons transversaux, croisés sur le sommet par un sillon plus étroit, longitudinal. Joues larges, au milieu des quelles se trouve un oeil saillant, uni par un filet en relief, avec l'angle antérieur de la joue. La suture faciale suit ce filet, conturne l'oil, et se termine dans l'angle postérieur du contour de la tête, comme dans Calym. Blu- menbachii. 16 anneaux au thorax. Plèvres coudées à partir du milieu de leur longueur, arrondies à leur extrémité. Pygidium très petit — 2 anneaux? à l'axe. Ensemble du corps formant un ovale alongé. 13. Sao — hiî'suta. Barr. Cette espèce unique a le corps couvert de petits tuber- cules saillans; plus serrés sur la tête. Longueur du plus grand individu 25 m. m. Loc. Skrey. 14. Trilohites decipiens. Barr. Nous ne possédons que la tête et une partie du corps de ce trilobite qui paraît former une espèce intermédi- aire entre les genres Conocephalus et EUipsocephalus. Loc. Skrey. 14 GENRE BATTUS. DALM. Agnostus. Brongn. Nous ferons d'abord remarquer que tous les Battus que nous connaissons oilVent une forme ellipsoïdale très alongée, dont les axes sont dans le rapport approché de 3 à 1. 15. Battus integer. Beyr. Décrit par M. Beyrigh dans une notice ,,Ui'hcr einige hohmische TriloMlen." Jicrlin, 1845. Long. 4. m. m. Loc. Ginetz. 16. B. hihuUatns. Barr. Celte espèce nous offre les formes les plus simples que nous connaissions jusqu'à ce jour. 11 est fort difficile de distinguer la tète du Pygidium dans ce crustacé, comme dans la plupart des espèces que nous avons à décrire. Nous nous guiderons unique- ment par le secours d'une double analogie. 1. dans tous les trilobites en général, la tête est plus proémi- nente et terminée en avant par une saillie plus abrupte que le Pygidium. 2. Lorsque le corps des trilobites est orné de pointes, ou épines, celles-ci sont le plus souvent dirigées d'avant en arrière. Ballus hibuUalus nous offre comme parties princi- pales de son corps deux surfaces bombées, très -sail- lantes, arrondies à l'extérieur, coupées plus ou moins carrément au côté intérieur. L'une de ces bulles se termine extérieurement par une pente raide, et l'autre au contraire par une déclivité plus douce. D'après les analogies indiquées, nous considérons la 1''. comme la tête, la seconde comme le pygidium. La tète porte au sommet une légère élévation. 2 anneaux au thorax. Axe bombé, trois fois plus large que les côtés. La plèvre du V". anneau est ar- rondie en-dessus, sans trace de sillon; celle du 2^ an- neau est profondément sillonnée jusqu'au bout qui est rond. Pygidium arrondi, offre au joint une pointe émoussée qui correspond à la surface d'articulation, ainsi que 2 petits rebords latéraux. Sur la bulle on remarque une i5 petite élévation rectiligne qui ne dépasse pas le quart antérieur de la surfiice. La bulle se termine par une pente douce vers l'arrière, sans rebord au contour. Long. 6. m. m. Loe. Skrey. 17. B. nudus. Beyr. Le pygidiuni seul a été décrit par ce savant auteur. ballus nudus nous offre les formes les plus voisines de celles de l'espèce précédente. La tête foi niée par une bulle unie, saillante, de forme sub carrée au contour, se termine au front par une dé- ' clivité assez forte; elle ofl're à l'arrière une arête sail- lante sur le sommet. 2 anneaux au tborax. L'axe bombé, quatre fois plus large que le côté. La plèvre du l^"". anneau n'est pas sillonnée, celle du 2^ anneau porte un sillon creux, dans toute sa longueur. Elle est un peu plus saillante en debors que la première, et se termine par un bout arrondi. Le pygidium est moins bombé que la tête, il est entouré d'un rebord, déterminé par un sillon creux au- tour de la bulle. Ce rebord s'élargit vers l'extrémité un peu pointue. Arête saillante sur le quart antérieur de la bulle, mais peu marquée, comme celle de la tête. Long. 8. m. m. Loc. Skrey. 18. B. grannlatus. Barr. Ce battus de forme beaucoup plus compliquée que les espèces précédentes, porte 5 longues épines, dirigées dans le même sens, et qui nous font distinguer par analogie, la tête du pygidium. La tête ovoïde, plus large en avant, offre trois divi- sions concentriques, marquées par des sillons, en s'a- vançant du front vers le thorax. On pourrait nommer ces divisions, étages, parcequ'elles s'élèvent progressive- ment depuis le bord antérieur jusqu'au centre. Par ana- logie avec les trilobites, l'étage le plus bas représente le bord, l'étage moyen les joues, et l'étage supérieur la glabelle. De même dans le pygidium, en ordre inverse, l'étage supérieur correspond à l'axe, l'étage moyen aux côtés, et l'étage inférieur est le bord. L'étage supérieur, qui est un bulle ovale, porte à son sommet près du thorax, 16 2 points saillans. Cette glabelle eue même est subdi- visée en avant par un sillon coudé, dont l'angle est antérieur. Celle subdivision correspond li la lobation de la glabelle des trilobiles. 3 épines sortent de la tête, l'une au milieu, les au- tres sur les côtés, et se dirigent vers le pygidium. 2 anneaux au thorax. Axe bombé, portant un point saillant à l'arrière de chaque anneau, 3 fois plus large que le côté. Les 2 plèvres sont sillonnées profondé- ment, mais différent un peu par leur forme compliquée. Pygidium, en demi-ellipse, tronquée en avant, offre en arrière deux épines partant des 2 côtés extérieurs. Il est composé de 3 étages, concentriques, séparés par des sillons. L'axe est formé par un bulle alongée, divisée en 4 lobes distincts de chaque côté. Six lobes latéraux se réunissant 2 à 2 sur le sr,«imet, forment une pointe dirigée vers l'arrière. Les 2 derniers se fondent en un bout arrondi. L'axe d'asaphus nohilis. Barr. nous offre un dessin qui a beaucoup d'analogie avec la lobation que nous venons de décrire. Tout le corps est couvert d'une granulation serrée, régulière. Les contours extérieurs sont ornés de petits cils, visibles dans peu d'exemplaires, et seulement au pygidium. Longr. 7. m. m. Loc. Skrey. 19. B. or ion. Barr. La tête nous présente trois divisions concentriques: le bord étroit, les joues plus larges au milieu, el la gla- belle à l'intérieur; les 2 dernières divisions successive- ment étagées. La glabelle est divisée par un sillon transversal, qui en détache un lobe antérieur arrondi au front. Sur le lobe postérieur plus saillant le sommet est formé par une arête longitudinale. 2 anneaux au thorax. L'axe est quatre fois aussi large que les côtés. Les anneaux forment une protu- bérance arrondie à chacune de leurs extrémités. Les plèvres sont sillonnées dans leur longueur. Le pygidium est formé de trois parties concentriques très analogues à celles de la tête. 3Iais la partie inté- rieure qui représente l'axe n'est pas lobée, elle offre n une extrémité en pointe énioussée, qu'un sillon sépare de la division correspondant au côté. Bord extérieur arrondi, un peu élargi au ])OUt. Long. 2. m. m. Loc. Skrey. 20. B. affinis. Barr. Celte forme est très-analogue à la précédente dont elle se distingue par trois différences constantes. 1. Les joues formant la division concentrique qui en- toure la glabelle, sont irrégulièrement plissées. 2. L'axe du pygidium est très aplati au bout et se prolonge en angle assez aigu, qui pénètre en par- tie à travers les joues. On aperçoit aussi des traces de sillons transversaux, derrière l'arête sail- lante qui orne son sommet. 3. Le contoui extérieur du pygidium offre une forme sub-carrée, par suite de l'élargissement du bord sur les côtés. Les 2 anneaux du thorax sont conformés à peu-près comme dans B. orion. Longr. 8. m. m. Loc. Skrey. 21. B. Rex. Barr. Ce Battus atteint des dimensions plus grandes que les autres espèces nommées ci-dessus. Tête terminée en ogive vers le front. — Bord large, formant un bourrelet au contour extérieur. Joues étroi- tes, disparaissant au droit du sillon transversal qui divise la glabelle. Le lobe antérieur de celle-ci est uni, et forme un demi-cercle. Le lobe postérieur est pres- que carré; porte en avant un léger sillon de chaque côté; son sommet est orné par une arête qui se ter- mine par un petit tubercule près du joint thoracique. Derrière la tête, le sillon occipital est très-prononcé, et l'anneau occipital offre cinq petites saillies ou sur- faces d'articulation. 2 anneaux au thorax. Axe 3 fois plus large que le côté. Les anneaux sont renflés en nodules à leurs ex- trémités. Sur leur sommet, ils présentent une dépres- sion sur laquelle s'appuie un appendice saillant de la partie du corps qui suit en arrière. Cet appendice forme une pointe qui dépasse la hauteur de l'anneau. Celte saillie par sa direction vers la tête, pourrait in- 2 18 duire en erreur sur la distinction des parties du corps, si nous n'étions dirigés par une autre analogie. Les plèvres sont sillonnées, la l^ par un sillon qui se courbe en avant, la 2^ par un sillon droit; elles sont arrondies à leur extrémité. Le pygidium est très analogue à la tête, mais on le distingue par l'absence du sillon transversal qui partage la glabelle. Le bord est large, entouré d'un bourrelet plat. Les côtés n'atteignent pas le bout de l'axe. Celui-ci est formé d'un corps alongé, arrondi au bout postérieur; il est surmonté d'une arête saillante, sur les deux tiers de sa longueur. Entre cette arête et les joues, sont trois sillons, dont le P. est oblique. Long. 18. m. m. Loc. Skrey. 22. B. Cuneifer. Barr. Dans cette espèce très -petite, il est très-difficile de distinguer la tête du pygidium, parceque nous ne trou- vons aucune trace de lobation dans la glabelle. Cependant, comme en général dans les autres espèces l'axe du pygidium se termine en arrière par une pointe plus aiguë , nous suivrons cette analogie. Tête bordée d'un rebord mince. Joues étroites en arrière, formant en avant une surface large entre la gla- belle et le bord. Glabelle de forme à peu-près carrée, portant au sommet une élévation rectiligne, à partir de l'arrière jusques vers le milieu. Le thorax manque, quoique les deux parties que nous décrivons soient exactement juxtaposées. Pygidium de forme un peu alongée comme la tête. L'axe représente un triangle aigu dont la base est vers le thorax. Les côtés et le bord extérieur forment autour de lui deux courbes concentriques arrondies, diminuant succes- sivement de relief. GENRE HYDROCEPHALUS. BARR. La lêlc ressemble à une hémisphère et rappelé celle de Spaerexochus mirns. Beyr. dans des dimensions microsco- piques. Elle est occupée presque en entier par la glabelle. 19^ _ Jones très-étroites, formant nne sorte de bord antonr de la glabelle et portant des yeux alongés en demi-ellipse; leur angle postérieur prolongé en pointe. Derrière la glabelle nne protubérance saillante. Corps triangulaire ; 6 à 7 anneaux visibles, chacun d'eux terminé par une longue épine. Pygidium indistinct du corps. 23. Hydrocephalus Cavens. Barr. Tète sans sillons sensibles à roccipiit. Bord antérieur très-étroit, relevé. Protubérance peu saillante, sur l'anneau occipital. Long. 2. m. m. Loc. Skrey. 24. Hydrocephalus Satnrnoïdes. Barr. 2 sillons transversaux très -marqués à l'occiput. Bord antérieur de la tête large et plat. Protubérance occipitale très saillante, surmontée d'un point saillant au milieu. Long. 2. m. m. Loc. Skrey. GENRE MONADINA. BARR. Tète alongée, front rectiligne, angles postérieurs des joues prolongés en pointe. Glabelle étroite, évasée vers le front, obscurément lobée par 3 impressions latérales, cir- conscrite par des sillons dorsaux prononcés; yeux? 3 à 4 anneaux au thorax. Plèvres coudées vers le milieu, creusées par un sillon longitudinal assez large. Pygidium indistinct. Les deux espèces que nous indiquons ci-après, sont microscopiques. 25. Monadina distincta. Barr. La longueur de la tête est à peu près moitié de celle du corps entier. 4 anneaux distincts au thorax. Plèvres coudées, creu- 2* 20 sées dans leur longueur par un large sillon , et terminées par une pointe. L'axe du corps aussi large que la moitié de l'un des côtés. Pygidium indistinct. Loc. Skrey. 25. Monadina omicron. Barr. Se distingue par un tête plus longue, occupant les trois cinquièmes du corps. 2 à 3? anneaux au thorax. Plèvres comme soudées ensemble, formant à l'extérieur un bord continu. Pygi- dium indistinct. Loc. Skrey. 27. Tn'lohites — desicïeratus. Barr. Nous ne possédons de ce trilobite qu'une pièce intéri- eure ? d'une forme toute particulière et très distincte, qu'on ne peut attribuer ni aux EUipsocephalus, ni aux Paradoxides, dont les hypostômes nous sont tous connus- Loc. Ginetz. Les 24 espèces de trilobites que nous venons de passer en revue forment presque exclusivement la faune des schis- tes fossilifères de cet étage. Nous n'avons à indiquer de de plus que quelques moules d'un corps plus ou moins alongé, à bord plissés, de la dimension de 6 à 10 millim; et que nous ne saurions en ce moment rapporter à aucune famille, si ce n'est peut-être à celle des Zoophytes. — Ces moules laissent ordinairement entre leur surface et la roche qui les renferme un espace vide, leur forme rappelé celle d'un lichen. Nous nous bornerons donc à leur donner le nom de: Lichenoïdes piiscns. Nous pouvons en outre indi- quer la présence d'une ou de deux espèces d'orthis. Si nous comparons maintenant cette série de trilobites avec la faune des autres contrées où on a décrit le système Silurien , nous remarquons , que : 1. Aucune des espèces ci-dessus nommées ne se trouve, à notre connaissance du moins, ni en France ni en Bussie. 2. Si le Paradoxides Tessini, indiqué avec doute comme appartenant aux Llandeilo flags du pays de Galles, par Sir 21 RoDERic MuRciiisoN, diins soFi Meiiioir on the palaeozotc de- posits of Scandinavia, 1845, se trouve réellement dans ces terrains, cette espèce très-caractéristique serait commune à la Bohême et à la grande Bretagne. De plus les demi- Àgnostvs pisiformis représentés dans le Silurian System pi. 25. f . 6 — ont la plus grande analogie avec notre Battus Orion, et on peut les considérer commes équivalents. Le seul lait que le genre Battus a des représentans dans les couches inférieures du pays de Galles et dans celles de Bo- hême suffit pour rapprocher ces formations, car ce genre ne s'étend pas sur une grande hauteur verticale. Sir Roderic MuRCHisoN dit que leur position géologique dans les Isles Britanniques est dans la partie basse du système Silurien. D'après ces rapprochemens qui sont malheureusement fondés sur très-peu d'espèces, nous nous croyons cependant autorisés à conclure: Que l'étage inférieur C de notre divi- sion moyenne, correspond aux couches fossihfères les plus basses de la grande Bretagne, à celles qui contiennent les Agnosti. Nous aurons occasion d'expliquer ci-dessous pourquoi nous excluons en ce moment les autres couches plus élevées des Llandeilo flags. 3. En Suède et en Norwège le Paradoxides Tessini et ÏAgiiostus pisiformis nous offrent les mêmes élémens de comparaison avec la Bohême, car ces deux espèces sont aussi les seules qu'on puisse identifier dans les deux pays. Elles appartiennent l'une et fautre aux schistes alunifères qui forment la base du système silurien de Scandinavie, ainsi que fa reconnu Sir Rod. Murchison dans le mémoire déjà cité, où il leur assigne la même hauteur géologique qu'aux schistes et aux Calcareous flags de Llandeilo. Sans entrer dans une plus longue discussion, ni cher- cher à établir des rapprochemens avec d'autres contrées moins classiques que celles dont nous venons de parler, nous énon- cerons de nouveau la conclusion: Que l'étage C des schistes fossilifères du centre de la 22 Bohême se trouve dans le même horizon géologique que les formations fossilifères les plus anciennes de Suède, de Nor- wègc, et des Isles Britanniques. Il forme donc la base des terrains protozoïques selon la dernière classification du Rev. prof. Sedgwick. ETAGE SUPÉRIEUR DE LA DIVISION MOYENNE. D. 1. CARACTÈRES GÉOGNOSTIQUES. La masse qui forme cet étage dans la majeure partie de sa hauteur, est composée de roches dans les quelles do- minent les élémens siliceux. En parcourant la vallée de la Litawa au-dessus et au-dessous de Ginetz on peut voir le passage brusque des schistes fossilifères noirâtres et terreux, aux conglomérats siliceux et aux quartzites d'une couleur assez blanche, d'un aspect souvent vitreux. Aux points de contact de ces deux étages, on serait tenté de croire que leurs cou- ches ne sont pas conformables ; mais dans tous les cas, la discordance, si elle existe, est si faible qu'on peut l'attribuer aux dislocations locales qu'ont subies ces formations, sans doute à plusieurs reprises. En considérant cet étage suivant son étendue verticale, il nous présente des différences notables dans la nature des roches. La roche dominante vers la base est le schiste si- liceux qui varie d'aspect et de couleur suivant les localités, depuis le noir jusqu'au bleu sale. Au-dessus reposent d'é- paisses couches d'un conglomérat ordinairement grossier, dont tous les élémens sont quartzeux et se désaggrègent dif- ficilement. Plus haut paraissent les quartzites d'une nature aussi toute siliceuse, et souvent d'un grain si fin, d'un aspect si vitreux et si brillant, qu'on les croirait plutôt formées par une action chimique que par un simple dépôt mécanique. Enfin à la partie supérieure dominent des schistes, ordinai- rement noirs et très feuilletés, renfermant des bancs plus rares de quartzite, comme pour témoigner l'état d'épuisement 23 des sources qui avaient auparavant fourni de si énormes mas- ses de silice. Il est inutile de mentionner ici les alternances usuelles de ces formations au voisinage de leurs points de contact. Dans le sens horizontal, on peut suivre tout autour du bassin chacune des quatre formations successives que nous venons d'indiquer sur l'échelle verticale, et elles offrent aussi une grande inégalité dans leur distribution géographique. Le schiste siliceux domine dans toute la partie sud- ouest du terrain palaeozoïque. Il y forme une masse pres- que continue qui occupe environ le quart de la surface to- tale du bassin entier, sous la forme d'un triangle dont le sommet est à l'ouest de Klattau. La hauteur de ce triangle mesurée depuis Drslawitz jusqu'à Mireschau, est de plus de 45 Kilom. la base entre Rosenthal et Rokitzan a 24 Kilom. d'étendue. Si l'on franchit cette base en allant vers le nord-est, on rencontre le dépôt principal des conglomérats siliceux qui constitue tonte la masse des montagnes Trzemoschna et une partie de celles qu'on nomme Brdiwald. Mais la surface oc- cupée par ces roches à élémens grossiers, est à peine le tiers de celle que couvrent les schistes siliceux. D'ailleurs elles laissent sur leur flanc nord-ouest un espace considéra- ble à la quartzite qui devient à son tour dominante à mesure ) Le genre odontopleiira Emmr. parait èlre identique avec le genre Ceraurus. Green. ainsi que l'a fait observer M. Lovén dans son 1er mé- moire 1845. Le nom Ceraurus étant plus ancien devra être adopté lors- qu'il ne restera plus de dontes sur l'identité. 29 3 «rliculalions .'» Taxe, une côlc en relief pari de la première et se prolonge juscju'au bord. Longueur 9. centim. Loc. Wesela-Praskoles elc. 12. Odontopl. primordialis. Barr. Tête arrondie, plus large que longue. Glabelle alongée un peu évasée au front, flanquée de 3 lobes latéraux distincts, de plus en plus petits vers l'avant. En de- hors de ces lobes un renflement qui les borde, et porte l'oeil i^i Tintérieur, un peu en arrière du milieu de la tête. Anneau occipital large, orné de 2 épines parallèles a l'axe, dirigées en arrière. 9 anneaux au thorax. L'axe du corps aussi large que les côtés. Plèvres planes, ornées par un bourrelet en relief parallèle à leurs bords, renflé au bout, et se prolon- geant en épine oblique à l'axe. Pygidium en demi -cercle; 2 anneaux à l'axe. Une côte saillante part du P""- Sur la moitié du pygidium les épines du pourtour sont ainsi disposées à partir du thorax: 3 courtes, 1 longue correspondant à la côte, puis 2 courtes et un vide au droit de l'axe. Le corps est ovoide, et couvert de petits tubercules assez espacés. Longueur 27 m. m. Loc. environs de Béraun. GENRE ASAPHUS. BRONGN. Nous entendons ce genre tel qu'il a été limité par Burmeister dans son excellent ouvrage: die Organitation der Trilobiten. 13. Asaphus ingens. Barr. Tête transversale, arrondie, entourée par un large bord un peu concave qui se prolonge en pointe jusqu'au droit du ô*^- anneau. Glabelle peu distincte, yeux en demi cercle, saillans, petits par rapport à la grande surface des joues. 8 anneaux au corps. Sillons dorsaux peu marqués, axe peu saillant, moitié moins large que les côtés. 30 Plèvres coudées h partir du milieu, où s'arrèle le sillon oblique qui les divise; leur extrémité arrondie en avant. Pygidium incomplètement connu, offrant un assez grand nombre d'articulations à l'axe. Longueur totale 28 à 30 centim. en supposant le pygidium aussi long que la tête. Loc. Wesela. 14. Asaphns nohilis. Barr. Connu seulement par des pygidium de 12 cent, de diamètre, de forme un peu parabolique, très caractérisés par la sculpture du têt et un large bord plat. 14 articulations à l'axe ; 7 côtes larges correspondent aux 7 premiers anneaux. Les lignes qui séparent les anneaux forment un sinus saillant vers l'arrière et sont accompagnées d'autres courbes concentriques que je considère comme des ornemens, autrement on compterait plus de 20 articulations distinctes. Plus de 12 sillons paraboliques contournant par leur sommet l'extrémité de l'axe, étendent leurs branches sur les flancs et traversent les côtés sous un angle obtus. Toute la surface du têt est ornée de nervures fines, ramifiées près du bord. On remarque des stries fines transverses, entre ces nervures. Les fragmens de la tête et du corps que nous possé- dons sont ornés comme le pygidium par des sillons parallèles à l'axe. Les plèvres larges portent au milieu une arête saillante qui se prolonge jusqu'au bord. Leur extrémité forme une pointe courte, aiguë, tournée en arrière. Loc. Praskoles. GENRE CHEIRURUS- REYR. 15. Cheirnrus clavigcr. Beyr. Voir la description détaillée dans Beyrich uher einige Blihmische irilobilcn 1845. La tête et le pygidium seuls sont connus. GENRE TRINUCLEUS. LHWYD. 16. Trinucleus ornatus, Sternb. Tête semi - circulaire, entourée d'un bord large, prolongé 31 en arrière par 2 épines (jiii dépassent de beaucoup la longueur du corps. 4 langs de points au droit du front, 6 rangs à l'arrière des joues. Les points rangés en lignes rayonnantes. Glabelle saillante, élargie en avant, et proéminente sur le bord, .loues l)oml)ées et lisses à leur surface, une épine inclinée arriére sur le milieu de l'anneau occipital. 6 anneaux au thorax. Plèvres dans un même plan, à bords parallèles, creusées dans leur longueur par un sillon arrondi au fond. Pygidium triangulaire, d'une longueur à peu près égale à 3 anneaux du thorax- 3 articulations à l'axe 2 côtes atteignant le bord du triangle. Ce trilobite se trouve souvent roulé en sphéroide. Longueur 25 à 30. m. m. Loc. Wesela. 17. Tîinndeus Goldfyssii. Barr. Tête transverse, d'un tiers plus large que le corps. Rebord étroit et peu convexe à l'avant, rentrant sur les côtés de manière à former un angle obtus au droit de joues. Un bourrelet saillant au contour extérieur de ce bord , portant une série de points à sapartie supé- rieure; 3 lignes de points au droit de la glabelle, 6 rangées à l'arrière des joues qui se prolongent en une longue pointe divergente du corps. Surface des joues couverte de petites cavités. Souvent les pointes man- quent, à l'angle postérieur des joues qui paraît arrondi, parce qu'il est contourné par la suture faciale. 6 anneaux au corps. Plèvres dans un même plan creusées dans leur longueur par un sillon concave. Pygidium triangulaire d'une longueur égale à la ^2 du thorax; 3 articulations visibles à l'axe, 2 côtes laté- rales distinctes ; le bord légèrement relevé tout autour. Longueur 25 m. m. Loc. Praskoles etc. 18. Triniiclens Bncklandi. Barr. Nous ne connaissons que la tête très ■ remarquable de ce trilobite. Contour un peu parabolique; Bord étroit, très in- cliné, prolongé en pointes divergentes à partir de l'angle postérieur; trois rangées de points au droit du front, 6 rangées à l'angle derrière la joue. 32 Glabelle inégalement lobée par deux sillons latéraux, outre le sillon occipital. Le lobe frontal très saillant, en forme de spbère détachée en relief, et ne tenant à la base que par un tiers de la surface. Cette sphère frontale occupe la moitié de la longueur de la glabelle. La moitié posté- rieure forme une sorte de pédicule étroit qui cor- respond à l'axe du corps et se trouve étranglée par les sillons latéraux. Les joues bombées, séparées de la glabelle par de profonds sillons dorsaux, forment une pente rapide vers le bord. Au sommet du bombement des joues est un tubercule rond, saillant, persistant sur tous les moules, et indi- quant la place de l'oeil. Les traces de la suture faciale sont invisibles. Long. 9. Larg 15. m. m. Loc. près Beraun. GENRE CAPHYRA. RARR. 19. Caphyra radians. Barr. D'après un pygidium dont les formes ne peuvent se classer parmi celles d'aucun genre à nous connu. En avant est une saillie formée par un joint d'ar- ticulation très - large. Toute la surface est légèrement bombée, et marquée de chaque côté par 3 sillons concaves en avant, lais- sant au centre un intervalle qui figure l'axe et se pro- longe en arrière par un appendice du pygidium. Un bord très marqué par un sillon, entoure la sur face entière, et diminue de largeur vers l'arrière, où il est intercepté par la saillie de l'axe. Les sillons dorsaux ne sont pas indiqués. Long. 15. m. m. Loc. près Beraun. Parmi nos exemplaires les uns sont transversaux, les autres alongés. GENRE DIONE. BARR. Tête arrondie en demi -cercle; entourée d'un bord très-étroit, qui se termine par des pointes parallèles 33 à l'axe j plus longues que le corps. Glabelle plaie, ar- rondie, portant une impression creuse chaque côté de la nuque. Joues très-légèrement convexes, couvertes de petites cavités irrégulièrement juxtaposées. Elles sont traversées par un* sorte de sillon oblique partant du front de la glabelle et se dirigeant vers l'angle posté- rieur de la tête. Ce sillon serait-il une trace de la suture faciale? Nous le trouvons plus ou moins indi- qué dans plusieurs exemplaires ; deux d'entr'eux mon- trent une petite lacune à la pointe antérieure de ce sillon, comme si un tu])ercule en avait été séparé. 6 anneaux au tliorax. Axe vertébral moins large que les côtés, diminuant de largeur à l'arrière. Plèvres dans un même plan, coudées légèrement vers le bout, prenant leur origine à un nodule saillant inséré entre deux anneaux de l'axe; partagées dans leur lon- gueur par un sillon peu oblique, peu profond, et très étroit. Extrémité arrondie. Pygidium alongé, triangulaire. 25 articulations à l'axe, 17 côtes latérables visibles, aboutissant à un bord plat qui entoure le pygidium. 20. Dione formosa. Barr. Espèce unique. — Longueur 20. m. m. Loc. environs de Béraun. Nous avions d'abord pensé qu'on pourrait réunir l'es- pèce précédente au genre Trinudeus, mais elle présente des différences trop notables dans la forme de la tête et des plèvres, pour subir cette réunion. GENRE ILLAENUS. DALM. 21. Illaenns perovalis. Murch. Loc. Praskoles-Beraun. 22. Illaenus crassicauda. Wahl. Loc. Béraun. Ne possédant que le pygidium des deux espèces, et la tête de la seconde, nous ne pouvons indiquer qu'une détermination qui laisse quelque doute. 3 34 23. Trilobùes Lindaueri. Barr. D'après un pygidium unique, bien caractérisé, fortement bombé transversalement. 6 anneaux à l'axe, dont un rudimentaire; 5 côtes simples, séparées par un inlervalle creux égal en lar- geur aux côtes. Celles-ci sont prolongées dans toute leur largeur hors du pygidium, sur une longueur égale à celle qui est soudée sur le côté. Ce pygidium semble indiquer une espèce intermé- diaire autre les odonlopleura et les paradoxides. Long. 20. m. m. Largeur 25. m. m. Nous devons la connaissance de cette espèce à M- Lindaiier directeur des usines de la seigneurie d'Horzowitz. GENRE EGLE. BARR. Tête arrondie; glabelle saillante; sillons dorsaux diver- gens à partir de la nuque. Yeux? joues? 6 anneaux au thorax; le premier aussi large que les 2 côtés pris ensemble, les suivans diminuant rapide- ment de largeur; axe peu bombé, sillons dorsaux bien prononcés. Plèvres bombées légèrement, reclilignes, creusées par un large sillon, arrondies à l'extrémité. La première plèvre très -courte, les suivantes plus longues, augmen- tant en raison inverse de la diminution de largeur de l'axe. Les bords extérieurs des plèvres forment une ligne droite parallèle à l'axe. Pygidium à peu -près semi- circulaire ; l'axe réduit à un seul anneau élémentaire, comme dans le genre Bronleus. 2 côtes plates rayonnant à partir de cet élément arrondi de l'axe. Le reste de la surface, très -peu bombé. Un re- bord peu saillant entoure le pygidium. 24. Egle rediviva. Barr. Espèce unique. Longueur 12. m- m. Loc. Béraun. 35 25. Battus tardus. Barr. Forme parabolique. Un bord large, épais, saillanl, en- toure la glal)elle qui est unie, conique, émoussée à la pointe et sans sillons. 2 appendices articulaires der- rière la glabelle. Long. 4. ni. m. Loc. près Béraun. Avant d'aller plus loin, nous devons faire observer que tous ces trilobites se trouvent uniquement dans les couches supérieures des quartzite , et dans celles des schistes qui leur sont superposés. Les couches inférieures des grès quartzeux, les conglomérats et les schistes siliceux qui for- ment la hase de l'étage D. ne nous ont offert jusqu'à ce jour aucune trace d'êtres organisés. Parmi tous les fossiles que nous avons nommés, ci -dessus, trilob. Lindaueri est celui qui appartient à la couche la moins élevée. La famille des crustacés qui composait exclusivement la Faune de l'étage immédiatement inférieur C, n'est pas com- plètement isolée dans l'étage D. Les autres familles y sont aussi représentées, mais par un très-petit nombre d'espèces et d'individus. L Parmi les Hétéropodes deux espèces de Bellérophon dont l'une est B. acutus, Murch. et l'autre se rapproche beaucoup de B. bilobatns du même auteur. 2. Les Céphalopodes ne nous ont fourni que quelques fragmens d'orthocères, sans têt. sans siphon, et par- conséquent peu faciles à bien déterminer exactement. 3. Les Ptéropodes sont représentés par 4 espèces de connularia. C. quadrisulcata. Sow. C. pyramidata. Desloîich. Une autre espèce à 8 sillons ressemble beaucoup à celle que Portlock nomme C. quadrisulcata Sow. bien que sa ligure ne s'acorde pas avec celle du Silurian System pi. 12. 4. Parmi les Brachiopodes, 4 espèces d'orthis. L'une est 0. semicircularis. Murch. L'autre nous semble identique à celle qui a été indiquée avec doute par 3* 36 le même auteur comme 0. testndinaria. Daim, mais comme elle est fort différente de l'espèce de Suède, nous l'avons nommée 0. rednx. Les deux autres nous semblent nouvelles. Une espèce d'orbicule, sans têt, et une seconde striée, qui rappelé Orh. striata. Murcli. sans être indentique. 5. Les Mononiyaires et les Diniyaires sont représentés par deux espèces d'avicules sans (et, dont l'une analogue à A. orbicularis, et quelques autres moules de bivalves, peu distincts. C Une espèce d'encrine appartenant au genre Agelacri nites de Yanuxen. 7. Plusieurs polypiers mal conservés, parmi les quels nous reconnaissons Porùes pyrifonnis — Lonsd. Par cette revue sommaire qui indique cependant près que toutes les espèces, on peut juger combien l'étage D. qui nous occupe, est pauvre en fossiles, si ce n'est en tri- lobites. Cela tient sans doute à l'absence de toute couche calcaire, et il paraît que les Crustacés des mers Siluriennes prospéraient au milieu des eaux chargées de silice, dans les quelles les mollusques ne pouvaient pas vivre facilement. Avant de comparer cet étage avec les types Siluriens des autres pays, nous devons faire observer la différence totale qui existe entre les fossiles qui lui appartiennent, et ceux de l'étage inférieur C. de la même division. Entre les deux faunes, il n'y a pas une seule espèce, presque pas un seul genre commun. Cependant, si l'on jugeait la suc- cession des formations seulement par les rapports de posi- tion locale, les quartzites près de Ginetz semblent reposer i;iimédiatement sur les schistes fossilifères, par l'effet d'une lacune des formations inférieures. Mais sur l'autre côté du bassin on peut reconnaître une masse de Schistes siliceux et de Conglomérats, d'une énorme puissance, qui s'est inter- posée entre les schistes fossilifères de Skrey contempo- rains de ceux de Ginetz, et les quartzites des environs de Béraun, si riches en trilobites. 37 Malgré cette opposition complète entre les faunes des étages G. et D. , nons avons crû devoir les réunir dans une même division, à cause de la prédominance des trilobites dans l'un et dans l'autre. Essayons d'établir des rapprocliemens entre cet étage D. et les terrains Siluriens des contrées éloignées. 1^ — avec les terrains Siluriens des Isles Britanniques, En terminant le paragraphe précédent, nous avons re- connu que notre étage C. corres})ondait aux couches des Llandeilo flags, contenant les Agnosti — à l'exclusion des des couches supérieures. Maintenant il nous semble que nous pouvons identifier avec sécurité notre étage D., à l'ensemble de toutes les autres parties du Silurien inférieur des Isles Britanniques. S'il peut exister, en effet, une circon- stance dans la quelle les caractères purement géognostiques et pétrographiques de formations placées à de grandes distances puissent sembler assez évidens pour prononcer entr'elles une identité d'âge, cette circonstance nous paraît se présenter eu ce moment. En lisant la description donnée par Sir R. Murcbison de la coupe naturelle des formations du Caradoc sandstone qu'offrent les bords de l'Onny, on croit reconnaître exactement plusieurs coupes du même genre qu'on trouve dans la vallée de la Béraun. C'est la succession des mêmes roches, dans les deux contrées, et nous pourrions les comparer jusques dans de minutieux détails, si les bornes de cette notice nous le permettaient. Nous nous bornerons à constater que les 5 subdivisions distinguées par Sir Boderic peuvent être classées en deux groupes d'un caractère différent, savoir; groupe supérieur: Schistes ou grès schisteux dans les quels 1^ silice ne domine pas. Et groupe inférieur: grès ou quartzites où la silice prédomine. Ces deux groupes correspondent exactement: le l*''"- à notre formation supérieure des schistes noirâtres avec bancs isolés de quartzile; le 2*"- à notre groupe des qtiartzites proprement dit. 38 En Bohême, on est obligé de distinguer au dessous de ces grès quartzeux, deux autres groupes que nous avons dé- signés sons les noms de Conglomérat siliceux, et de Schiste siliceux; mais leur absence en Angleterre ne peut infirmer l'exactitude des rapports que nous venons de signaler. D'ailleurs les groupes qui manquent sur les bords de l'Onny se retrouvent ailleurs, et notamment en France. Ne voulant pas nous étendre inutilement ici sur cette identité des caractères géognostiques, qui considérée sur une grande échelle, ne saurait être attribuée au hazard, nous nous hâtons de faire remarquer une analogie aussi frappante dans les caractères palaeontologiquos des. deux contrées. Nous ne compterons pas beaucoup d'espèces communes, parmi les trilobites, car elles se bornent à Illaenns jjerovalis, mais la présence du genre Trmuclens, qui est spécial à cet étage en Bohême comme en Angleterre, suffit sans dontc pour cons- tater le même âge relatif des couches qui le renferment. Peut-être, en comparant de bons exemplaires de Tr. Carac- taci, avec Tr. ornatus de Bohême, reconnaîtra- 1- on une même espèce, mais ce lait isolé ne fera que confirmer une vérité qui nous semble suffisamment établie, par le genre lui même. En Angleterre cet étage renferme aussi les Asaph. Tyrannus et As. PowisH, dont les analogues par la taille gigantesque se trouvent dans les quartzites de Bohême: As. iuijens et is, nohilis. Nous nommerons encore ici les fossiles dont nous avons reconnu l'identité dans les 2 pays, savoir: BeUeiophon acutus. Ortliis reclux — (o. testndmaria?) Connlaria qua- drisulcata. Ces espèces ajoutent un nouveau trait de res- semblance à la similitude établie. Nous nous croyons donc en droit d'énoncer comme conclusion de ce qui précède, que: notre étage C cor- respond pour l'âge et la position dans l'échelle géologique, aux r«rrtf/oc sandstones et à la partie supérieure des Llandeilo flags. En France, comme nous avons eu occasion de le faire remarquer ci-dessus, il n'existe aucun étage correspondant 39 à celui de nos schistes fossilifères, C, contenant les Agnosti et Pnradoxides. Mais on trouve l'étage des roches quartzeu- ses I), développé sur une grande échelle, en Bretagne et en Normandie. Dans l'explication de la carte géologique de France par M. M. Dufréivoy et Elie de Beaumont, les pou- dingues et les grès quartzeux formant la hase du terrain Si- lurien, sont décrits avec des termes que nous pourrions exac- tement appliquer aux roches inférieures de notre étage D. — 11 existe aussi de tels rapprochemens entre les grès de May en Normandie, et les quartzites des environs de Béraun, qu'un fragment isolé serait difficile à distinguer. — J'ai reconnu sur mi morceau de grès de May, l'orthis que je nomme 0: redvx, et la tète d'un Phacops qui me }>araît identique avec le Ph. Socialis de Wesela. Malheureusement n'ayant pu me procurer jusqu'à ce jour les mémoires de M. M Hé- rault, et Deslonchamps sur ces formations, je ne saurais pousser plus loin cette comparaison. Je puis cependant ajouter que Conularia pyramidala. Deslonch. est identique avec une de nos espèces, pour laquelle j'ai adopté ce nom. Ces aperçus que nous espérons un jour pouvoir déve- lopper davantage, nous permetteut dès à présent de consi- dérer notre étage D comme le contemporain du terrain Si- lurien inférieur du nord de la France, dans lequel l'étage aux agnosti paraît complètement manquer. Les étages du terrain Silurien de Suède ayant été re- connus parallèles à ceux d'Angleterre par Sir R. Murchison, nous n'avons qu'à rappeler ce fait qui nous dispense de tout autre développement à ce sujet; car le principe que deux choses semblahles à une troisième, sont semblables entr'elles; peut s'appliquer ici. En terminant cet aperçu palaeontologique nous ferons remarquer que deux fossiles dominans dans les formations du Caradoc Sandstone en Angleterre et considérés comme caractéristiques: As.Buchii (Ogygia), et les Tentaculites, man- quent absolument en Bohème, où nous n'avons trouvé la moindre trace ni de l'un ni de l'autre. §. m. DIVISION SUPERIEURE. La division supérieure des terrains palaeozoiques du centre de la Bohême se compose d'une masse presque con- tinue de Calcaire, formant un bassin tout à découvert, en- touré et limité dans tout son contour par les schistes noirâtres de l'étage C que nous venons d'assimiler aux CaradoG Smidstoties. Ce bassin situé au centre du terrain de transition, a la forme d'une ellipse alongée, dont le grand axe est dirigé du nord-est au sud-ouest, et s'étend sur une longueur d'envi- ron 36 Kilom. — La largeur la plus grande ne dépasse pas 6 Kilom. Le sommet nord-est de cet ellipsoïde est à 2 Kilom. vers de sud de Prague; l'extrémité sud-est, au-droit de la petite ville de Zditz. Nous faisons abstraction des déchirures qui ont détaché quelques lambeaux de cette masse calcaire, tels que ceux des environs de Tmain. Il serait difficile de se rendre raison de cette accumu- lation de tout le calcaire du terrain palaeozoïque, en une masse puissante, presque compacte, c. à. d. dans la quelle on aperçoit à peine les traces des roches qui dominaient auparavant d'une manière absolue, et excluaient complète- ment le calcaire. 11 faut qu'il y ait eu en Bohême une grande 41^ continuité d'action dans les causes qui ont agi ailleurs, aux niènios éi)0(iues. avec des inlcrniittences répétées, dont nous voyons les résultats dans les alternances fréquentes des for- mations schisteuses, siliceuses et calcaires, comme en France, en Angleterre et ailleurs. En considérant la continuité apparente de ce bassin calcaire, soit dans le sens topographique, soit dans le sens vertical, on serait tenté de croire qu'on serait dispensé d'y établir des subdivisions qui conq)liquent l'éclielle géologique. Mais les faits palaeontologiques que nous avons obvervés, et dont nous exposerons seulement les plus saillans , nous ob- ligent à faire la distinction de trois étages calcaires. 1. ETAGE CALCAIRE INFERIEUR. E. CARACTÈRES GÉOGîSOSTIQCES. Nous n'avons découvert jusqu'à ce jour aucune discor- dance entre les calcaires et les couches inférieures sur les quelles ils reposent. Le passage de l'étage D à l'étage E se fait d'une manière en apparence si insensible, qu'il nous serait presque impossible d'assigner une ligne de séparation. Il paraît que la source qui a fourni le calcaire ne s'est pas ouverte tout à la fois, mais qu'elle a commencé par verser des quantités fort peu sensibles de cette substance dans le bassin palaeozoïque. L'apparition du calcaire a lieu dans les schistes noirâtres, par des sphéroïdes épars, très-distans d'abord les uns des autres, et de dimensions très-variables, depuis 2 jusqu'à 40 Cent, de diamètre. A mesure qu'on s'élève dans les couches schisteuses, ces nodules augmentent en nombre sans augmenter en dimensions; ils se soudent ensuite entr'eux, forment des couches irrégulières d'abord, et qui prennent peu à peu les allures de la régularité, alternant avec les schistes noirâtres feuilletés, qu'elles finissent par exclure complètement. La couleur des calcaires inférieurs dont nous ])arlons 42 est en général presque noire, ou d'un gris très-foncé; ils sont compactes, offrant ça et là des veines de spath calcaire blanc, et quelques géodes tapissées de cristaux de quartz hyalin. L'élément siliceux y est très-rare. La puissance de l'étage E, varie beaucoup suivant les localités, depuis 30 jusqu'à 100 mètres et au delà. Les couches régulières qui le composent, ont une épaisseur tantôt de quelques cen- timètres, tantôt d'un à 2 mètres. CARACTÈRES rALAEONTOLOGIC!Uf:S. Quelque insignifiante que soit en apparence l'introduction de nodules calcaires épars dans les schistes noirâtres, il faut cependant qu'elle soit le signe d'une révolution impor- tante dans la nature, puisqu'elle correspond à l'apparition d'une faune toute nouvelle, qui jusqu'à ce jour, ne nous a pas fourni une seule espèce commune avec la faune de l'étage inférieur. D. La famille des trilobites, loin de disparaître, offre une beau- coup plus grande variété d'espèces. Les genres qu'elle renferme sont différens de ceux de l'étage immédiatement inférieur D, à l'exception des Cheiruriis, Phacops et Odontopleura. Mais on doit remarquer que les dimensions de ces crustacés sont généralement bien moindres dans les calcaires, comme si l'absence de l'élément siliceux s'opposait à leur développe- ment. Aucune espèce dans les 3 étages qui nous restent à esquisser, ne peut être comparée pour la grandeur, aux Pa- radoxides, aux Asaphus et Odontopleura de l'étage inférieur très-quartzeux. Malgré l'augmentation du nombre de ses espèces, dont la plupart étonnamment prolifiques, la famille des trilobites cesse d'être dominante dans l'étage E. Les Céphalopodes dont l'existence est à peine indiquée dans les quartzites par quelques Orthocères, prennent subi- tement un développement prodigieux, à l'époque de l'appari- tion des calcaires. Leurs genres nommés suivant l'ordre croissant de leur richesse en espèces et en individus, sont: 43 Cryptoceras : genre que nous avons créé pour classer des l'onnes auparavant inconnues ni tn^s-bisarres. Gyroceras — Nautilus — Gonjplioceras - Pliragmoce- ras — Lituites — Cyrloceras — Orthoceras. Les 6 premiers de ces 8 genres n'ont en général que 2 à 4 espèces, dont les individus sont Tort rares; mais les Cyrtoceras nous ont présenté environ 50 formes diverses, et les orlboceras près de 70. Nous entendons ici par formes diverses celles qui se distinguent par des caractères constans, et qu'on reconnaît ordinairement pour espèces. Lorsque nous ne sommes pas parvenus à obtenir le tèt des orthocères, nous ne classons comme espèces que celles dont la conformation générale offre un type tranché. An milieu de celte richesse si variée de Céphalopodes, on ne trouve pas cependant beaucoup d'espèces qu'on puisse nommer identiques avec celles des autres pays. La diffi- culté de se procurer d'Angleterre des exemplaires bien carac- térisés, fait que nous indiquons avec quelque doute plusieurs des formes suivantes, qui nous paraissent communes aux îles britanniques et à la Bohême, si l'on en juge d'après les planches du Silur. System. Orthoceras Ibex. upper et Lower Ludlow rocks. — distans? — dimidiatum? Ludense? — annulatum m. c. . _ ^ ,, ^ , .„ > Lower Ludlow rocks. Gomphoceras pyriforme Phragmoceras ventricosum (Phragm.)-Cyrtoceras arcuatum — — compressum Orthoceras nummularius. Wenlock shale. On voit que ces espèces appartiennent à des étages divers et distincts du Silurien supérieur Anglais, tandisqu'elles se trou- vent toutes réunies dans l'étage inférieur du calcaire de Bohême, dans lequel il serait difficile de faire des coupures, 44 car la (listributiou des Céphalopodes y varie beaucoup moins suivant le sens vertical, que par suite de la distribution locale. Les orthocères oftrent une si i;i-an(ie (juanlité d'espèces et un nombre quelquefois si prodigieux d'individus que les couches calcaires sont remplies de leurs fragmens plus ou moins distincts. C'était évidement le genre dominant de cette époque, et nous appliquerions à notre étage E la dé- nomination de calcaire à orthocères, déjà adoptée en divers pays, si nous ne craignions de préjuger ainsi une question d'identité qui peut être débattue sous divers rapports. Les Phragmocères ont été considérés par Sir R. Mur- chison comme très-caractéristiques des Lower Ludlow rocks, tandisqu'en Bohême ils appartiement à l'étage le plus bas, et à des couches de la base des calcaires. La famille des Brachiopodes était fort peu développée dans l'étage E, en comparaison de la richesse, qu'elle offrira dans l'étage supérieur. Nous nommerons comme communes à l'AngletteiiT et à la Bohême les espèces suivantes. Terebratula prisca. Upper Ludlow rocks. — imbricata \ Leptaena-Euglypha s Lower Ludlow rocks. — depressa ) Ter. (atrypa) compressa j y^^^^^l^^l^ gl^^l^ orthis canalis ^ Nous devons ajouter une térébratule fort voisine de T. na- virnla. Murch. et que nous nommons altidorsata; elle ap- partient à une couche très-basse de notre étage E. A l'exception de T. prisca qui traverse deux de nos étages, lous les autres brachiopodes ci-dessus appartiennent exclusivement à notre calcaire inférieur, tandisqu'ils sont distribués en Angletterre dans des formations situées à di- verses hauteurs. Nous |)asserons sous silence les nombreux fossiles de l'ordre des Dimyaires que nous a fournis l'étage calcaire E, parcequi? nous trouvons peu de bivalves pour les comparer 45 en Angletterre. Nous nous l)oriieions à citer un genre con- sidéré par Sir H. Murcliison connnc très-caractéristique des roches inférieures de Ludlow: les Cardioles. Ce genre nous présente 5 à 6 espèces parmi lesquelles nous citons C. interrnpta et C. fibrosa. qui caractérisent le Ludlow inférieur. Ce genre ne franchit par les limites de notre étage inférieur calcaire. Il ne sera pas hors de propos de faire ohserver en passant, qu'un assez grand nomhre de nos hivalves du genre Cardium & paraissent se rapprocher de celles que le C* Munster a décrites comme appartenant au calcaire d'El- bersreuth. La famille des Zoophytes nous a donné moins d'espèces qu'en Angleterre 44? au lieu de 65 — mais nous recon- naissons les mêmes Favosites, Cyathophyllum, Catenipora escharoides etc. Nous ne nous arrêtons pas à cette coïnci- dence trop peu significative. La presque totalité de nos polypiers est située vers le milieu de l'étage E. Le Graptolites Ludensis, Gr. Convolutus, et quelques autres espèces se trouvent principalement dans les Sphéroï- des calcaires dont nous avons indiqué la place. En Angle- terre ils caractérisent le Ludlow inférieur. En résumant les analogies que nous venons de passer brièvement en revue, nous trouvons que parmi les fossiles anglais qu'on reconnaît dans notre étage E, si on fait entrer en ligne de compte les polypiers, la majeure partie appar- tient à formation de Wenlock, et la moindre au Ludlow in- férieur. — Ces rapports seraient inverses si on faisait ab- straction des polypiers. On pourrait donc considérer notre étage E comme re- présentant une époque qui correspondrait dans sa durée à celle des divers étages anglais depuis Wenlock shale jus- qu'à la base du Calcaire d'Aymestry, si les espèces com- munes entre ces formations étaient des espèces très-caracté- ristiques. Mais elles ne sont pas telles , et avant de pro- noncer une opinion bien arrêtée, il faudrait pouvoir appré- 46 cier d'une mimièrc positive, à quel degré ces diverses espèces sont déterminantes pour la formation où elles se trouvent. A ces inductions tirées de la comparaison des mollusques, nous ajouterons quelques nouvelles indications que nous fournit la famille des trilobites. Voici le tableau des espèces des notre étage E. GENRE PIIACOPS. EMMR. 1. Phacops foecundus. Barr. Il anneaux au thorax. Par son habilus on le confondrait à la première vue avec Phac. macrophlalmus de l'Eifel; mais il se distingue par 3 différences notables. 1° - 2 sillons latéraux à Tarrière de la tête, et h la suite du sillon antérieur, un petit bourrelet oblique re- joignant le sillon dorsal. 2. Les plèvres ont les bords très -relevés, formant entr'eux un sillon large, profond, et arrondi au fond; tandisque dans Pit. macrophlalmus les plèvres ont un côte saillante, arrondie, et point de sillon creux. 3. Les côtes du pygidium de Pli. foecundus sont larges, sillonnées dans leur longueur. — Celles de Ph. macropht. sont minces, terminées en dessus par une seule arête. Nous négligerons d'autres différences moins saillantes. Long. 6 centim. Loc. environs de Beraun. 2. Phac. bulh'ceps. Barr. Espèce très-petite dont nous ne possédons que la tête. Elle est remarquable par la forme arrondie de la gla- belle, portant à l'arrière deux protubérances rondes, entre les quelles une sorte de pédicule s'étend vers l'anneau occipital. Yeux gros, à facettes, placés h l'ar- rière et près de la glabelle. L'anneau occipital est sé- paré par un sillon profond du pédicule sortant de la- nuque. Long. 4. m. m. Loc. environs de Béraun. J. Phac. trapeziccps. Barr. D'après des têtes isolées. Corps inconnu. Tête un peu parabolique; glabelle étroite à la nuque, s'élargissant jus- 47 qu'au front. — Un anneau entre la nuque et l'anneau occipital. 2 points saillans derrière les yeux. Le front a un bord mince tranchant; un peu concave en dessous. Yeux très-gros, à facettes. Long. 0. ni. ni. Loc. près Béraun. 4 Phac. Ghckeri. Barr. Tète transverse, arrondie en avant, rectiligne en arrière; largeur égale à 3 fois la longueur. Glabelle divisée en 3 lobes par deux sillons trans- versaux. — Le lobe antérieur occupe les ^/a de la glabelle, et forme un trapèze dont le plus grand côté est au front. Les 2 lobes postérieurs minces et peu prononcés. Yeux gros à facettes, séparés de la glabelle par un large sillon dorsal. Angles des joues arrondis. 1 1 anneaux au thorax. Plèvres courbées à partir du milieu; sillon oblique, large. Pygid. semi-circulaire. 8 anneaux à l'axe, qui est mince, et déprimé — 6 côtes latérales portant sur leur sommet deux minces filets saillans, atteignant la moitié de leur longueur, et enfermant un léger sillon. — Un rebord incliné autour du pygidium. Long. 4. cent. Loc. près Béraun. 5. Trilobites intercostales. Barr. D'après un pygidium sub- triangulaire équilatéral. 25 anneaux à l'axe qui est fort mince, portant quelques tubercules irrégulièrement espacés sur s;i luiipivjiir. — Sillons dorsaux très-prononcés. 17 côtes latérales atteignant le bord, séparées par des sillons creux de largeur égale. Les 9 premiers sillons portent au fond un filet mince en relief. De là le nom choisi pour l'espèce, dont nous ne connaissons que ce fragment très caractéristique. 6. Trilob. heteroclytus. Barr. D'après un pygidium parabolique alongé, fortement bombé en travers, entouré d'un bord large et plat. L'axe ne montre à l'avant qu'un anneau distinct, puis se prolonge en conservant son relief jusqu'aux trois cinquièmes de la longueur; sillons dorsaux pro- noncés; les flancs abruptes jusqu'au bord plat. Une seule 48 côte bifurquée atteignant le bord: paraissant appliquéi et en relief sur le côté. Têt granulé irrégulièrement sur toute la surface. Long. 15. m. m. Près Béraun. GENRE ARETHUSA. BARR. Tête semi-circulaire au contour, rectiligne en arrière, entourée d'un rebord mince, relevé; bombée comme un quart de sphère un peu aplati, finement granulée sur sa surface. Les sillons dorsaux prononcés s'arrêtent au milieu de la longueur de la tête, et se rejoignent par un sillon transversal. Dans l'espace carré qui en ré- sulte, gît la glabelle, convexe, basse, arrondie en avant, flanquée de deux points saillans en arrière. Yeux saillans, un peu éloignés du sillon dorsal, vis à vis le milieu de la glabelle. Sutures faciales parallèles depuis le front jiisqu'aux yeux qu'elles contournent, puis rejoignent obliquement le bord postérieur vers le milieu. Joues bombées, prolongées en pointe qui atteignent le quart du corps. 20 anneaux au thorax; axe large comme la moitié d'un côté; — Plèvres horizontales jusqu'au delà de leur moitié, puis coudées et arrondies au bout. Sillon droit, profond, concave, dans toute leur longueur. Pygidium en segment de cercle — 2 anneaux visibles à l'axe qui atteint presque le bord. — 2 côtes in- distinctes. 7. Arethnsa Koninckii. Barr. Espèce unique. Long. 2. cent. Loc. prés Béraun. GENRE SPAEREXOCfiUS. BEYR. 8. Spaerexochus mirus. Beyr. Tête déjà décrite par Beyrich ainsi que le pygidium. Corps imparfaitement connu; on compte 10 anneaux au thorax sur l'exemplaire incomplet que nous possé- dons et qui est roulé en sphéroïde. Long, dével. 7. à 8. cent. Loc. près Béraun etc. GKNRK 49 (ASAPHUS. BRONGN. (INILEUS. DALM. 9. AsapliKs (nileufi) Bouchardi. Barr. ïêle semi-circulaire, glabelle aplatie, portant à partir du milieu vers l'arrière deux fortes protubérances bases des yeux. Les sutures faciales ])arallèles aux deux extrémi- tés de la glabelle, forment un ^2 cercle convexe en de- hors, au contour des saillies palpcbrales. 8 anneaux au thorax, très courts. — L'axe occupe les 4 sixièmes de la largeur du corps, les sillons dor- saux peu sensibles. Les plèvres paraissent légèrement inclinées vers l'avant. Pygidium aussi long que le thorax, arrondi, et formant plus d'un ^2 cercle. — Aucune trace de l'axe. Surface régulièrement bombée, jusqu'au bord qui est légèrement aplati. La ligne d'articulation avec le thorax convexe en avant, offrant au milieu une saillie, qui correspond à l'axe. Le têt présente à la fois des stries irrégulières comme celles qui signalent plusieurs espèces: illaenus crassi- cauda. Bronleus Brongnarli etc. et des points creux, serrés, visibles à la loupe, et retracés sur l'empreinte de la surface intérieure. Long, d'un exemplaire de moyenne taille 6. cent. GENRE CHEIRURUS. BEYR. 10. Cheirurns insignis. Beyr. M. Beyrich a créé et parfaitement défini le genre Chei- rurus , dont il a aussi décrit plusieurs espèces. — Nous ne pouvons mieux faire que de renvoyer le lecteur à sa notice filber einige bohmische TriloUten. 1845^ où se trouve une excellente description de Cheir. insignis. Sans répéter ici les traits communs, nous nous borne- rons à fairs ressortir les différences qui caractérisent les espèces suivantes. 11. Cheirurns Beyrichii. Barr. Glabelle arrondie au front, lobée par 3 sillons inclinés en arrière d'environ 60° avec l'axe, les 2 premiers lais sant une très -petite distance entre leurs extrémités in- térieures, le 3^ rejoignant le sillon opposé au milieu de la glabelle. 4 50 Yeux petits, près de l'angle antérieur de la joue, au droit du second lobe. — Joues couvertes de petits creux serrés. Axe moins large que les côtés. Plèvres divisées comme celles de Cheir. insignis mais sans protubérance au bout du sillon. Pygidium en demi-cercle. — 3 anneaux à l'axe et un appendice en palette, arrondie au bout, atteignant la lon- gueur des côtes voisines. Trois plèvres détachées, correspon- dant aux trois anneaux. Chacune porte un sillon, de plus en plus court, à partir de la 1*'% puis elle s'élargit et s'étend en palette mince, terminée par un contour ar- rondi, offrant une pointe émoussée dirigée vers l'arrière. Têt granulé finement, comme celui de Cltelr. insignis. Loc. près Béraun. 12. Cheirurus Quenstedti. Barr. Se distingue surtout par son pygidium qui n'offre que deux plèvres détachées l'une de l'autre, sur la moitié de leur longueur. Leur extrémité s'amincit et se ter. mine en pointe divergente de l'axe. Elles portent d'ail- leurs près de leur origine le sillon caractéristique du genre. La 3* plèvre est réduite à un rudiment à peine sensible. L'axe prolongé jusqu'au bord, offre 3 anneaux suivis d'un appendice plat, outre les faibles saillies qui indi- quent la 3* plèvre. — Long. 9 m. m. largeur 25 m. m. Corps inconnu, La tête que nous croyons appartenir à cette espèce est alongée; la glabelle comprise entre deux sillons dorsaux parallèles, lobée par .3 sillons latéraux très pro- noncés vers le bord, et peu sensibles au centre, presque perpendiculaires à l'axe. Le 3° lobe surmonté d'un point saillant au bout de son extrémité triangulaire vers l'arrière. L'oeil est au droit du 3^ lobe à partir du front. Les joues sont déprimées vers l'arrière Le profil longitudinal de la glabelle est rectiligne. Long. 24. m. m. GENRE CALYMENE. BRONGN. Nous entendons ce genre tel qu'il a été limité et défini par Emmrich et par Burmeister. M 13. Caîymene diadcmala. Barr. Tèlc arrondie, transversc, à peu-i)rès recliligne à l'ar- rière — largeur presque triple de la longueur. 4 lobes Irès-dislincls à la glabelle, les 2 derniers un peu pro- longes en avant. Yeux au droit du S" lohe , vers le milieu des joues, celles-ci médiocrement bombées, sont arrondies à l'angle postérieur. Le bord antérieur du Iront est fortement relevé en bourrelet épais atteignant ou dépassant la bauteur de la glabelle, au devant de la quelle il figure un diadème. 13 anneaux au thorax. Pygidium sub pcntagonal, bombé. 4 anneaux distincts à l'axe, correspondant à 4 côtes latérales. Elles atteig- nant le bord extérieur, en s'eflaçant, et sont partagées par un léger sillon longitudinal. Long. 8. ccntim. Loc. St. Iwan. 14. Caîymene Baylei. Barr. Tète sub trapézoïdale, front droit parallèle à la ligue occipitale. Glabelle quadrilobée, sillon antérieur peu prononcé. La surface supérieure de la glabelle atteint à peine la bauteur des joues; le lobe frontal terminé carrément en avant, laisse un espace plat, entre lui et le bourrelet mince qui borde la tête; angles postérieurs des joues longuement prolongés par une bande qui se termine en pointe. Joues bautes, très-bombées, tombant rapidement vers les bords. L'oeil près du sillon dorsal, occupe l'espace au droit du 2^ et 3^ tubercules latéraux de la glabelle. Corps imparfaitement connu: l'axe est moins large que le coté. Anneaux bombés, renflés dans le sillon dorsal; chacun laisse voir derrière lui la surface articu- laire de l'anneau suivant. Plèvres profondément sillonnées dans leur longueur; la bande antérieure plus saillante. — Le pygidium qui accompagne partout cette tête et que nous croyons re- connaître comme appartenant à la même espèce, par la granulation du têt, a la forme d'un segment de cercle dont la hauteur n'égale pas la ^2 largeur. 10 articulations à l'axe, à peine tracées sur le sommet, Irès-pronoucées auprès de la rainure dorsale; un appen- dice non divisé au bout de l'axe. 7 côtes latérales 4* 52 sillonnées dans leur longueur, et s'effaçant avant le bord. Têt finement granulé. Loc. près Béraun. &. 15. Cal y m? Beaumonti. Bahr. Tête semi-circulaire, sans rebord visible. Glabelle, alongée, un peu évasée à l'avant, très-incomplètement lobée par quatre entailles latérales, non compris le sillon occipital. Lobe antérieur arrondi , le front prolongé en sailie cour- bée vers le bas. — Sillons dorsaux très-marqués. Yeux au droit du 3*^ lobe à partir du front, très -près du bord latéral des joues qui sont très-bombées. La joue mobile très-petite, la suture faciale paraît rejoidre le bord extérieur en avant de l'angle postérieur des joues. Toute la tète est couverte de tubercules assez gros, inégaux, dont les intervalles varient suivant les individus. A partir de l'anneau occipital , le têt du corps est pres- que lisse, offrant ça et là quelques petits points sail- lans, subréguliers. Corps imparfaitement connu. Pygidium sub triangulaire, équilatéral. L'axe a 13 anneaux et un appendice. — 10 côtes non sillonnées, séparées par des sillons creux de moindre largeur, pro- longées jusqu'au bord. Quatre à cinq points très-petits, saillans sur chaque côte. — Un point un peu plus fort sur le milieu de chaque anneau, qui est déprimé au sommet; un point à chaque bord de la dépression. Long. 6. m. m. Ce n'est qu'avec doute que nous réunissons ce trilobite au genre Calymène. Un Pygidium très-analogue a été décrit par Portlok sous le nom d'Amphion muUisegmenlatus. GENRE STAUROCEPHALUS. BARR. Nous ne connaissons que la tête de ce trilobite, que M. Beyrich avait rapportée à son Trochurus speciosus. La tête dans son ensemble présente 3 saillies notables disposées en croix. La glabelle est partagée en deux lobes distincts : le lobe antérieur presque hémisphérique , très-saillant. — Le lobe 53 postérieur plus bas, en dos d'âne, étroit, semblable à un pédicule, entre les 2 joues. — Celles-ci bombées, portant un oeil vers leur bord extérieur vis à vis le milieu du lobe alongé de la glabelle. La suture faciale paraît ne détacber qu'une joue mobile très-petite, triangulaire, La surface de la tête est couverte de petits tuber- cules, inégaux et serrés. 16. Staurocephalus Murchisoni. Barr. Espèce unique. Long, de la tête 2. cent. Loc. St. Iwan. Portlock à décrit une espèce analogue sous le nom de Ceraurus globiceps, mais le genre Ceraurus de Green pa- raissant être identique avec Odontopleura Emmr. nous avons dû adopter un autre nom. PF^RR Jl^lCHAS. DALMAN. i,£.i>ni^ ^METOPIAS. EICHWALD. 17. Lichas Scabra. Beyr. Le pygidium de cette espèce a été décrit en détail par M. Beyrich dans la brochure déjà citée, mais alors il ne connaissait pas la tête de ce trilobite. Tête composée d'un grand nombre de protubérances; dont un dessin seul peut faire concevoir la disposition. Glabelle peu saillante au dessus des protubérances laté- rales, étroite à l'arrière, 3 fois plus large au front, ter- minée par nn rebord mince. Elle est limitée vers le corps par un sillon occipital peu profond, couvert des mêmes tubercules que le reste de la tête. Le caractère le plus reconnaissable consiste dans les tubercules qui couvrent toute la surface de la tête; ils sont arrondis, de grosseur diverse, et se touchent pres- que par leur base. Tous ont la forme d'une hémis- phère. Le corps nous est inconnu. Le pygidium est triangulaire; l'axe a 2 anneaux et un long prolongement entre les plèvres, jusqu'au bord. — 3 plèvres fendues dans leur longueur par un sillon, terminées en pointe; les deux dernières laissant un espace 54 triangulaire ou angle rentrant, entre leurs extrémités. Toute la surface couverte des mêmes tubercules que la tête. Long. 2. cent. Loc. St. Iwan. 18. Lichas propmqua. Barr. Tête très bombée, la hauteur plus grande que la V2 largeur. — Glabelle beaucoup plus saillante au dessus des protubérances latérales, que dans L. scabra, aug- mentant peu de largeur vers le front. — Sillon occi- pital très-prononcé, large, lisse, tandisque tout le reste de la tête est couvert de tubercules inégaux, séparés par des espaces égaux à leur diamètre. La forme de ces tubercules est conique, ils sont terminés par un point à leur sommet. Le corps nous est inconnu. Pygidium semblable pour la forme à celui de l'espèce précédente, se reconnaît par les tubercules coniques, espacés, qui caractérisent la- tête. Long. 2. cent. Loc. St. Iwan. 19. Lichas Palmata. Barr. Le pygidium de cette espèce à été décrit par Beyricli sous lenom de trochurus speciosus. Tête sub-triangulaire, fortement bombée, glabelle très- saillante, entre deux sillons dorsaux parallèles. Les protubérances latérales antérieures presque effacées , tan- disqu'elles sont prononcées dans les deux espèces pré- cédentes. Sillon occipital peu prononcé, orné de quelques tu hercules. — De chaque côté une protubérance transverse, saillante, sous la quelle une autre plus petite. Toute la tête couverte de tubercules inégaux, peu espacés, de forme conique, dont le sommet aigu se conserve peu. 11 anneaux au thorax. L'axe moins large que les côtés. — Plèvres un peu bombées, sillonnées dans leur longueur, terminées en pointe. Sur chaque bande que sépare le sillon , une rangée de tubercules. — La bande postérieure plus élevée et plus large. Pygidium */2 circulaire. 2 anneaux à l'axe et un prolongement saillant qui s'abaisse vers le milieu de la longueur. Il atteint le bord sous forme d'arête saillante qui se bifurque à l'extérieur. 55 2 plèvres, dont la bande antérieure est plate, la bande postérieure l'orme une arête en relief qui se prolonge en pointe au delà du bord. Les 3*^'. plèvres de cliaque côté se trouvent réunies par l'arête médiane qui se bifurque au dehors. (.'elte disposition correspond parfaitement k celle des plèvres des liclias, ainsi le Irochurus speciosus Beyr. rentre dans ce genre. Loc. St. Jwan. 20. Lkhas? simplex. Barr. D'après une tête que nous possédons , et qui se distin- gue par une forme plus simple que les précédentes es- pèces. Au milieu s'élève un fort globule presque hémisphé- rique, sans division vers le front, mais montrant à l'arrière les sillons dorsaux qui séparent la glabelle des protubérances latérales. Au front un bord mince, étroit, qui s'élargit sur les côtés. Les yeux éloignés du globule central, placés sur une sorte de pédicule qui se détache h angle droit de l'axe, à l'arrière de la glabelle. Long. 5 m. m. Loc. près Béraun. GENRE HARPES. GOLDF. 21. Harpes tenuipunctatus. Barr. Tête semblable pour la forme générale à celle de Har- pes macrocephalus. Goldf. dont elle se distingue par les yeux et par une ponctuation différente, très-fine, du bord. La face extérieure de l'oeil porte 3 petits points lisses, saillans, celui dn milieu rond; les 2 latéraux ovoïdes, se fondant par leur extrémité avec le tubercule ellipsoïdal qui leur sert de base. La glabelle dans cette espèce est toujours basse et mince, si on la compare à celle du Harpes de notre calcaire moyen. Corps imparfaitement connu, les fragmens que nous possédons ne permettent de compter que 20 anneaux, le reste manque. 56 L'axe occupe un peu plus de la ^2 largeur d'un côté. Plèvres planes, coudées seulement au bord latéral, où elles se terminent en pointe émoussce, dirigée en arrière. Un sillon faiblement indiqué sur la partie plane de la plèvre, forme un pli marqué à partir du coude extérieur juspu'au bout. GENRE ODONTOPLEURA. EMMR. Ceraurus. Green. 22. Odontopleura Prevosti. Barr. La tête de la plupart des Odontopleura que nous trou- vons en Bohême a la plus grande analogie avec celle A'odonl. ovata efc od. elliplica décrites par Emmrich et BuRMEiSTER. — Aiusi uous ne signalerons que les diffé- rences notables. La tête d'od. Prevosti est entourée d'épines courtes et serrées, 3 par millim. de longueur. Le bourrelet d'où partent ces épines est peu saillant et couvert d'une granulation fine, inégale, comme tout le reste de la tête. 9 articles très-distincts au thorax. Axe un peu moins large que le côté. Plèvres non coudées suivant leur longueur, ornées d'un bourrelet saillant, qui en occupe le milieu, laissant en avant et en arrière une bande étroite; il est orné au dos de 6 à 7 points inégaux. La bande antérieure se termine par une épine courte, le bourrelet par une épine longue. Pygidium en segment de cercle, terminé en avant par une ligne droite. 2 anneaux à l'axe; du l^^ part une côte coudée qui atteint le bord. Les épines du demi contour se succèdent à partir du thorax dans l'ordre suivant: 4 courtes, 1 longue, correspondant à la côte, 2 courtes, 1 vide vis-à-vis l'axe. Long. 32 m. m. Loc. près Béraun. 23. Od. Dufrenoyi. Barr. Le contour des joues orné d'épines 3 à 4 fois plus lon- gues que dans 0. Prevosti ; il s'en trouve environ 2 par m. m. de longueur. Le bourrelet qui porte ces épines est saillant, il est orné de tubercules sub-régulièrement 57 espacés, laissant entr'eux inoyeiineinenl 2 poiiilos. De semblables tubercules sur la surface de la tête. 9 anneaux distincts au corps. Axe plus large que les côtés. Plèvres analogues pour leur forme à celles d'O. Pre- vosli, mais le bourrelet médian ne porte qu'un seul tubercule au milieu de sa longueur. Le bord antérieur porte une épine courte, le bourrelet un épine longue. Pygidium en segment de cercle. 2 anneaux à l'axe. Du !*•■. se détache un côte coudée, qui atteint le bord. Ordre des épines à partir du thorax: 3 courtes, 1 lon- gue au droit de la côte, 2 courtes: vide vis à-vis de l'axe. Long. 32 m. m. Loc. St. Iwan. 24. Od. mira. Barr. Le contour des joues ne nous est pas assez connu pour que nous puissions le décrire. La glabelle porte deux épines, partant d'un prolongement situé à la nuque, et dirigées en arrière. 9 Anneaux au thorax. Axe moins large que le côté. Plèvres analogues pour la forme générale, et les épines, à celles de l'espèce précédente, mais le bourrelet médian est plus plat, moins saillant; il porte un tubercule vers son extrémité; la bande antérieure est ornée de beaucoup de petits tu- bercules sub-régulièrement disposés dans la longueur. Pygidium en segment de cercle; 2 anneaux a l'axe; du 1'". part une côte non coudée qui atteint le bord. Disposition des épines à partir du thorax: une courte, une longue au droit de la côte, 7 courtes dont la dernière correspond au milieu de l'axe. Long. 30 m. m. Loc. St. Iwan. 25. Od. Verneuilli. Barr. Nous ne connaissons que la tête et un pygidium que nous supposons appartenir au même trilobite. La tête est bombée, plus large que longue. Glabelle ellipsoïdale , terminée en arrière par un appendice de même largeur, portant 2 fortes épines dirigées en arrière. Tout le contour bordé d'un bourrelet mince. Les joues larges, forment de chaque côté une surface pendante, arrondie, relrécie en arrière. Le bourclet qui les en- 58 loure est garni d'épines saillantes, mais courtes. La suture faciale indiquée par un ligne en relief, contourne en avant la glabelle, passe en dehors .des tubercules latéraux, et se dirige vers l'arrière, où elle rencontre le bord des joues. Au point de rencontre est un nodule qui se prolonge en arrière par une longue épine. L'oeil situé à peu-près vers le milieu de la suture faciale, est formé par un tubercule conique, saillant de plus de 2 m. m. couvert de verrues fines. Toute la surface de la tête offre de semblables ver- rues très petites, qui par la chute de l'épiderme donnent lieu à une cavité ronde. Des tubercules beaucoup plus gros sont disséminés ça et là. Le corps inconnu. Le pygidium que nous associons à la tête décrite est très-court, en forme de segment circulaire, terminé en avant par une ligne droite. Un seul anneau à l'axe qui au delà se termine brusquement. De cet anneau part de chaque côté une petite élévation à peine sensible. La disposition des épines à partir du thorax est; 1 courte, 1 longue correspondant à l'élévation indiquée, 2 cour- tes dont la dernière vis-à-vis l'axe. Les épines sont larges au départ du contour, qui est comme découpé par des ^/2 cercles. Loc. près Béraun. 26. Od. Leonhardi. Barr. Tête en segment de cercle, la longueur égale à la demi- largeur. Une cavité particulière à cette espèce est formée par le bord relevé du front, et le bourrelet saillant suivant lequel se dirige la suture laciale. Joues larges, prolongées en pointe qui atteint le 4®. anneau. Bord des .loues dentelé par de petites pointes ; sur le bord du front une série de petits tubercules espacés , comme ceux qui couvrent la surface de toute la tête. 9 anneaux au thorax. L'axe moins large que les côtés. — Plèvres horizontales, ornées d'un bourrelet très- saillant, un peu courbe, qui en occupe le milieu dans toute la longueur, ne laissant que des bandes étroites des deux côtés. Le bourrelet seul se termine par une longue pointe, presque parallèle au corps. 2 tubercules saillans sur chaque bourrelet, l'un vers le milieu, l'autre au bout. Pvgidium en segment de cercle. Un seul anneau 59 à l'axe, avec un appendice. Une côte coudée i>art de cet aiine.'iu cl atteint le l)ord. La disposition des pointes, à partir du thorax, est pour la moitié du pygidiuni: 1 courte, 1 longue correspondant à la côte, 1 courte, 1 longue , et enfin 1 courte vis-à-vis le milieu de l'axe. Loc. près Béraun. 27. Odont. miymta. Barr. Nous ne connaissons que la tête de ce petit trilobite; elle est caractérisée par la disposition des protubérances latérales à la glabelle; celle qui est à l'arrière domine par son volume, c'est qui est l'opposé des rapports existans dans l'espèce précédente, avec laquelle on pour- rait la confondre à cause des tubercules qui couvrent toute la surface. L'anneau occipital est très - prononcé et forme une protubérance aussi couverte de tubercules, mais le sillon occipital est lisse. 28. Odontoplenra tricornis. Barr. Une tête unique que nous possédons, montre deux ca- ractères particuliers. La glabelle est très-large, et les protubérances latérales sont réduites à un état rudimen- taire. Derrière la glabelle un fort prolongement arrondi, terminé en arrière par trois pointes dirigées vers le thorax. Ces deux différences empêchent de pouvoir réu- nir cette tête à aucune des espèces précédentes. Surface couverte de tubercules épars. Loc. près Béraun. GENRE CYPHASPIS. BURM. 29. Cyphapsis Burmeisteri. Barr. ïête semi-circulaire. Glabelle ellipsoïdale, saillante, por- tant à l'arrière deux petits lobes arrondis, placés dans le sillon dorsal. La joue forme presque un demi-cône, un peu moins élevé que la glabelle. Au sommet de ce cône est un globule arrondi formant l'oeil. Le contour de la tête est entouré d'un rebord épaissi qui se termine par une pointe atteignant le 4^ anneau du corps. La glabelle couverte de petites verrues arrondies plus serrées que sur le reste de la tête. 60 12 anneaux au thorax. Axe un peu moins large que le côté. Plèvres coudées à partir du milieu, sillonnées dans leur longueur, et arrondies à leur extrémité; sur- face lisse. Pygidium en segment de cercle; 4 anneaux à l'axe, 3 côtes visibles, sillonnées, se terminant à un rebord étroit. Surface du têt finement ponctuée en relief. Long. 20 m. m. Loc. près Béraun. 30. Cyph. — depressa. Barr. Glabelle peu saillante, atteignant un bourrelet épais, tan- disque dans l'espèce précédente il reste un espace no- table entre le front de la glabelle et le bord. Tête couverte de tubercules plus petits et plus serrés que dans C. Burmeisteri. corps inconnu. Loc. près Béraun. GENRE BRONTEUS. GOi.DF. 31. Bronteus Partschù'. Barr. Tête semi-circulaire. Glabelle étroite à la base, s'éva- saut jusqu'au front, et olTrant une surface unie, dans laquelle on ne distingue presque aucune lobation, mais quelques légères impressions. Lobe palpébral demi-cir- culaire arrondi. 10 anneaux au corps. Axe moitié moins large que les côtés. Plèvres plates, un peu coudées vers l'extré- miié, terminées en pointe. Pygidium sub-triangulaire, — 15 côtes, la côte mé- diane beaucoup plus large que les autres, non bifurquée au bout. Toute la surface du corps couverte de stries en re- lief, plus prononcées sur les bords. Long. 16 m. m. Loc. près Béraun. 32. Bronteus Haidingeri. Barr. La glabelle de forme évasée comme la précédente se distingue par 3 profondes fossettes qui correspondent aux trois sillons latéraux qu'on observe en d'autres gen- res. Entre les fossettes médianes s'élève un point sail- lant ; une pointe plus saillante sur l'anneau occipital. 61 Le lobe palpébral se prolonge en deux pointes, dont la postérieure est la plus saillante. 10? anneaux au thorax; nous n'en comptons que 9 par suite d'un glissement sans doute. Axe moins large que les côtés. pygidium arrondi; la surface oflre comme deux étages distincts — le centre jusques vers le milieu est horizon- tal ; la seconde moitié s'abaisse par un plan incliné et s'aplatit vers le bord. 15 côtes; celle du milieu bi- furquée seulement vers le bout. Les côtes sont saillan- tes, séparées par des sillons bien tranchés, aussi larges qu'elles vers le bord qu'ils atteignent. La surface du têt est striée principalement sur la tète, mais sur le corps et sur le pygidium on reiuarque davantage une granulation inégale, serrée. Long, moyenne == 4 centmi. Loc. près Béraun. 33. Bronteus amhigvus. Barr. L'exemplaire unique en notre possession offre une gla- belle fortement étranglée jusque vers le milieu, puis elle s'élargit subitement vers le front où elle devient deux fois plus large. De chaque côté de la glabelle une forte protubérance ovoïde, alongée, parallèle à l'axe. Oeil? Toute la tête est fortement bombée dans le sens de la longueur = 10 m. m. Le reste du corps inconnu. Loc. près Béraun. GENRE PHAETON. BARR. Forme générale ovoïde. Contour extérieur de la tête parabolique, contour intérieur arqué. L'ensemble de la sur- face bombé au milieu, et s'abaissant régulièrement en avant et vers les côtés. Tout autour un rebord plat, prolongé en pointe vers l'arrière. Glabelle petite, peu saillante, alongée et arrondie en avant; sillons dorsaux prononcés. De chaque côté de la base un sillon creux, oblique, déterminant un lobe alongé en avant. 2 autres sillons transversaux à peine indiqués. 62 Joiios larges, s'a])aisant régulièrement, prolongées eu pointe qui atteint la moitié du thorax. Yeux saillans au bord immédiat du si Ion dorsal, au droit du lobe de la glabelle. Facettes très-nombreuses et microscopiques. Les sutures faciales partent du contour antérieur qu'elles divisent à peu près en 3 parties égales, con- tournent l'oeil et se dirigent vers l'angle postérieur des joues, sans l'atteindre complètement, divisant très obli- quement dans sa longueur le bord postérieur de la tête. 10 anneaux au thorax. Axe bombé, moitié moins large que le côté. Plèvres légèrement bombées dans leur longueur, creusées par un très-large sillon, peu profond, qui atteint le bout terminé en longue pointe oblique au corps. Pygidium semicirculaire ; de 5 à 9 art. visibles à l'axe. 3 à 5 côtes distinctes, sillonnées jusqu'au bout et terminées par des pointes un peu larges à leur base, dirigées en arrière. Ce trilobite ce trouve étendu, et aussi roulé en sphé- roïde aplati. 34. Phaeton Aî^clmci. Barr. Est l'espèce qui nous a servi à décrire le genre ; la seule dont tout le corps soit connu. La surface est cou- verte d'une granulation serrée, microscopique. Le pygi- dium a 9 artic. visibles à l'axe, 5 côtes latérales, et et 7 pointes de chaque côté. Long. 25 m. m. Loc. près Béraun. 35. Ph. memhranocens. Barr. D'après un pygidium offrant 7 anneaux à l'axe, et 3 côtes sillonées. 4 pointes de chaque côté. Le pygi- dium se distingue par la largeur beaucoup plus grande de ses côtes et de leurs pointes triangulaires Le reste du corps inconnu. Loc. près Béraun. 36. Ph. striatus. Barr. Pygidium seul connu. 2 anneaux distincts à l'axe, 4 côtes aussi distinctes, fendues par un sillon jusqu'au bout. 5 pointes de chaque côté. Toute la surface ornée de stries sub-régulières, très- fines, sailLiiites. 63 Ces stries et les pointes beaucoup moins larj^es, le distinguent de l'espèce précétlenle. (PROETUS. STEIN. r.ENHE { (AEONIA. BURM. 37. Proetus Ryckholtii. Baiir. forme générale alongée. Tête demi-circulaire, très-forte- ment bombée. Glabelle conoïde atteignant le sillon qui limite le bourrelet du contour. Yeux au bord du sillon dorsal, très-gros, à facettes microscopiques, élevés au niveau de la glabelle. Joues très-abruptes vers le bord, et terminées en arrière par une pointe. 10 anneaux au thorax; l'axe bombé, aussi large que les côtés. Plèvres coudées à partir du milieu, marquées par un sillon qui s'arrête un peu au-dessous du coude. La bande antérieure forme un triangle dont la pointe s'appuie sur la plèvre qui précède. Pygidium en demi-cercle, 5 anneaux distincts à l'axe. 3 côtes distinctes, sillonnées dans leur longueur, se ter- minant à un rebord aplati. La surface du tôt paraît lisse sur tout le corps. Long. 18 m. m. Loc. près Béraun. 38. Proetus intermedius. Barr. Forme générale ovale large. Tête semi-circulaire. (îla- belle saillante, arrondie en avant, attcigiKUil )mh\s([([8 le bourrelet du front. Yeux petits, alongés, moins élevés que la glabelle. Joues abruptes vers le bord, prolongé en pointe vers l'arrière. 10 anneaux au thorax. Près de la tête, l'axe est plus large que le côté, il s'amincit vers l'arrière. Plèvres coudées à partir du milieu; sillonnées jusqu'- au delà du coude ; la bande antérieure triangulaire. Pygidium arrondi — 3 anneaux à l'axe. Surface de la tête granulée très -régulièrement par des points fins et serrés — trois stries saillantes longent le bord du bourrelet qui entoure la tête. Le reste du corps offre une sculpture granulée fine- ment; les grains tendant à former des stries. Long. 20. m. m. Loc. près Béraun. 39. Pr. — decorus. ~ B 64 ARR. Nons ne possédons que le pygidium de cette espèce, très caractérisé par la sculpture dont il est orné. Ce sont des stries fines qui paraissent tracées par deux, une plus forte que l'autre. La forme générale en demi cercle, arrondi aux deux extrémités du diamètre. Axe conique, ayant 7 anneaux distincts, 5 côtes plates, larges, marquées par une ligne distincte à l'arrière, mais se fondant vers le ])ord anté- rieur; sans sillon, et atteignant le bord. Long. 8. m. m. Loc. S'- Iwan etc. etc. 40. Pr. — Venus tu s. — Barr. Ce trilobite a beaucoup d'analogie par sa forme géné- rale, avec Pr. Ryckholln. — Il s'en distinge cependant: l. par sa glabelle arrondie au front, 2. par la forme des plèvres (^ui sont plus également partagées par le sillon longitudinal. La bande antérieure ne forme qu'un angle très-insensible qui ne remonte pas sur la plèvre précédente, mais au contraire reste cachée sous celle-ci. 3. toute la surface est couverte de stries mi- croscopiques, sub- régulières. 10 anneaux an thorax, 4 au pygidium. Long. 11. m. m. Loc. près Béraun. Si l'on compare la liste des trilobites de l'étage calcaire, E, avec les listes des trilobites appartenant aux étages infé- rieurs, on reconnait qn'il n'y a entre elles aucmie espèce com- mune. Ce fait remarquable confirme parfaitement l'asser- tion énoncée par Sir B. Murchison (Sil. syst. p. 649): qu'il n'y a aucun exemple connu d'un trilobite qui se trouve à la fois dans les divisions, supérieure et inférieure du Système Silurien. Sous ce rapport les deux divisions du système sont aussi tranchées en Bohème que dans les îles Britanniques. Si nous passons à une comparaison plus spéciale des espèces, des deux contrées, nous devons reconnaître qu'il n'existe ancune forme identique qui, à notre connaissance, soit commune aux étages anglais et à celui qui nous occupe 65 Cependant nous avons à indiquer des analogies qui nous semblent assez fortes pour résoudn' la cpiestion (pii nous intéresse. Parmi les genres indiqués par Sir R. Murcliison comme caractéristiques du Wenlock, se trouvent les Paradoxides hi-mncronatus et 4 mncronatus, aujourd'hui reconnus comme appartenant: le l*''*- au genre Cheirurus Beyr. et le 2*^- au genre Odontoplenra Emmr. Farad. 2 mncronatus Murcli. se rapproche beaucoup de Cheiinrus insigiiis Beyr. et encore plus de l'espèce que nous avons nommée Ch. Qiienstedti. Mais pour ne pas tirer de cette analogie une conclusion trop étroite, nous devons faire remarquer que le genre Chei- inrus, qui paraît limité en Angleterre à l'étage de Wenlock, s'étend en Bohème dans une hauteur qui embrasse les quart- zites et les 3 étages du calcaire. Paradox. 4 mncronatus. Murch. paraît être une Odon- topleura que le dessin ne permet d'identifier avec aucune espèce de Bohême ; mais notre étage E. oflre une grande variété d'espèces (7) de ce genre. C'est une analogie que nous ad- mettons avec la même restriction, parce que le genre Odon- toplenra traverse aussi en Bohême les quartzites et tout le calcaire. Calymene macrophtalma, dessinée pi. 14. fig. 2. dans le Sil. Syst. se rapproche beaucoup de notre Phacops faecun- dus. Mais il serait imposible de les identifier sans comparer de bons exemplaires. Asapkns Stokesii, par la forme de la tête et son faciès général appartient à notre genre Phaeton, qui a 10 anneaux au thorax. Sir R. Murchison en indique 9 à 10. Ce genre nous a fourni trois espèces qui proviennent exclusivement de notre étage E. Toutes trois ornées de pointes au contour. C'est le seul trait de ressemblance qui manque au fossile anglais pour pouvoir être assimilé aux Phaetons de Bohême. Le genre Calymene proprement dit, dont Calym. Blumenbachii est le type, s'étend en Angleterre dans presque toute la hau- 5 66 leur ilii Silurien supérieur. En Boliènio au contraire, ce genre représenté dans nos quartzites et dans l'étage Cale. inférieur E, par des espèces toutes dilTérentes, ne pénétre pas dans nos 2 étages supérieurs du calcaire. Ce fait est de même nature que celui que nous avons signalé ci-dessus au sujet des Céjjlialojiodes. A^apltns Caudatua Brongn. Phacops Emmr. s'étend en Angleterre depuis le Wenlock jusqu'à rAi/mestnj h'mestone. Ce trilobite est si rapproché de Pli. Ilansmanni, qu'on doit les considérer au moins comme des équivalens. Mais le dernier ne se trouve en Bohème que dans l'étage supérieur du calcaire; ainsi voilà un fait inverse de celui qui a lieu pour le genre Calymene, et pour les Céj)halopodes. Sans doute on doit attribuer l'un et l'autre à la loi de distribution des êtres, qui laisse une grande latitude soit dans l'espace, soit dans le temps, diu-ant une des longues époques que nous considérons. Enfin un Brontes a été trouvé pai' M. Lloyd dans la partie inférieure du Lndlow, mais nous ne connaissons pas l'espèce. Nous trouvons cependant une nouvelle analogie dans ce fait, car les Brontei sont représentés par beaucoup d'espèces en Bohème, tandisqu'ils ont été longtemps inconnus dans le terrain Silurien Anglais. A une bien petite distance de l'Angleterre, dans les formations Siluriennes d'Irlande décrites par le capt. Port- lock, nous retrouvons une partie des genres qui caractéri- sent notre calcaire, et qui prescpie tous manquent dans le terrain décrit par Sir B. Murchison. Tels sont: Ceraurus globiceps, qui correspond à notre Staurocephalus. — Deux espèces de Harpes, uji Brontes, un Cheiru7ns sous le nom d'Arges piano- spino sus, 2 espèces de Lichas nommées Nnttainia, et quelques autres espèces qu'on pourrait encore rapprocher des nôtres , sans qu'elles soient cependant identiques. Le capt. Portlock ne trace pas de limite entre les cou- ches qui contiennent ces fossiles, et celles très-voisines où 67 on trouvo les Trmnchi, et autres trilohites du Carndoc snnd- stone; mais il est })ossiblc que cette limite existe. 11 se contente de rapporter les formations où ces fossiles se trouvent au Caradoc, et au Silurien supérieur depuis sa base jusqu'au Ludiow. Cette déterminalion laisse Iroj) de vague pour que nous puissions établir des comparaisons d'étage à étage. D'ailleurs nous avons déjà dit que nous ne reconnaissons aucune es- pèce commune entre l'Irlande et la Kobéme, et toute la con- clusion qu'il nous soit permis de tirer, c'est qu'il existe une grande analogie, fondée sur les genres et non sur les espèces, entre les dépôts Siluriens de Bobtme et ceux d'Irlande. En somme, notre étage calcaire infn'ieur E forme un ensemble ])alaeozoique très-distinct des formations qui le pré- cèdent et de celles qui le suivent dans l'échelle géologique de Bohême. On serait donc tenté de croire en le considé- rant isolément, qu'il doit aussi correspondre à quelque épo- que également marquée dans les autres contrées où se sont précipités des dépôts Siluriens. Cependant les rapproche- mens que nous venons d'essayer ne nous ont pas conduit à cette conclusion. Ils nous montrent au contraire des rap- ports de ressemblance presque équivalens entre cet étage qui nous semble si distinct en Bohême, et divers étages considérés aussi à juste titre comme également distincts, dans le terrain Silurien supérieur des îles Britanniques. 2. ETAGE CALCAIRE MOYEN. F. Caractères céoc^nostiques. Il n'existe aucune discordance entre les couches de cet étage et celles de l'étage inférieur E; 11 n'est même pas possible d'assigner la limite exacle qui les sépare. Cependant il y a des signes non équivoques qui font reconnaître les roches qui apparlieiment à l'un et à l'autre, abstraction faite des fossiles qu'elles contiennent. Nous avons dit que dans 5* 68 l'étago E le calcaire est en général privé de l'élément sili- ceux. Cet élément reparaît dans l'étage moyen F, sons deux Cormes différentes: tantôt il est répandu en forte propor- tion dans la masse des roches dont il altère la couleur et la cohésion; tantôt il est isolé dans les couches, formant des rognons informes soudés par toute leur surface avec le calcaire qui les entoure. Dans ce dernier cas le quartz a une couleur sombre ou noire, et il a toute l'apparence de ce qu'on nomme Chert en Angleterre, dans des roches Silu- riennes. Les couches du calcaire moyen sont en général assez minces, variant de 10 à 40 centimètres d'épaisseur. La couleur de l'étage moyen considéré dans son ensem- ble, est aussi toute différente de celle de l'étage inférieur. Nous avons dit que les calcaires à Céphalopodes sont noirs en général, et ils répandent une odeur souvent fétide, quelque fois spiritueuse. Les calcaires de l'étage moyen sont gris, ou blancs, et lorsqu'ils dégagent une odeur quelconque par le choc c'est celle du quartz seulement. f^a puissance de cet étage peut s'élever à 100 mètres, elle varie beaucoup suivant les localités. CARACTÈRES PALAEONTOLOGIQUES. La famille des Irilobiles semble perdre une partie de ses forces vitales; elle n'offre aucun genre nouveau dans l'étage F, quoique toutes ses espèces, pour ainsi dire, soient nouvelles, et différentes de celles que nous avons nommées pour l'étage calcaire inférieur E. Nous remarquerons encore une fois que ces crustacés se trouvent beaucoup moins fré- quemment dans les couches qui sont principalement formées de Carbonate de chaux, que dans celles où la silice entre en proportion considérable. La famille des Céphalopodes qui dominait par ses nom- breuses espèces, et par la multiplicité incroyable des indivi- dus, dans l'étage E, se réduit presque subitement à un petit 69 nombre d'espèces, offrant de rares exemplaires. Il est pres- que superflu d'ajouter que ces espèces du calcaire moyen différent toutes par leurs formes de celles de l'étage précé- dent. Nous ne trouvons parmi elles aucun type qui nous rappelé les Céphalopodes nonmiés et décrits dans d'autres contrées Siluriennes. Les Brachiopodes étaient à peine représentés dans notre terrain Silurien inférieur; ils comptaient un petit nombre d'espèces dans la partie la plus basse du calcaire, mais à leur tour ils prennent un grand développement dans le cal- caire moyen, et deviennent la famille dominante. Cepen- dant malgré la diversité assez grande des espèces qu'ils nous ont fonrnies nous n'en pouvons nommer qu'un petit nombre qui nous rappèlent les formes connues ailleurs; telles que ter. (klv.) compressa — T. prisca — Orthis orbicularis? M. Léop. de Buch dor.t nous reconnaissons l'autorité, a donné le nom de Peut. Sieberi, à une espèce très-voisine de Peut, yaleatus, et qui caractérise notre étage moyen. Ce Pentamerus est associé ordinairement à une térébratule que nous nom- mons T. princeps et qui peut être considérée géologique- ment comme l'équivalent de T. Wilsoni, dont elle diffère ce- pendant par les caractères spécifiques. L'étage F nous a fourni environ 40 térébratules , une dixaine de spirifers, 5 à 6 Leptoena, plusieurs Orthis, une seule Lingule. Presque tous ces Brachiopodes proviennent des couches d'un calcaire blanc qui forme des collines éle- vées entre les villages de Konieprus et de Mnienian, et dont les richesses ignorées ont été découvertes par nous, il y a quelques années. C'est par erreur que ces fossiles ont été désignés comme provenant de Litten qui est situé hors du bassin calcaire, à une grande distance des gîtes que nous ve- nons d'indiquer. Les mènes bancs calcaires renferment plusieurs genres nouveaux de Gastéropodes, et en outre Enomphalns sculptus qui se trouve en Angleterre dans les 3 étages intermédiaires du Silurien supérieur. 70_ Dans retendue verticale de notre étage F on rencontre des conches formées presque uniquement de débris d'encri- nes, comme celles qui existent à la base de l'étage E* Des IVagmens de tiges se découvrent quelquefois, mais sans aucun vestige du calice; cependant nous croyons reconnaître une espèce différente de Scyphocnnites elegcms. Zenk. qui carac- térise notre calcaire inférieur. Les Polypiers ne sont pas rares dans l'étage moyen ; la plupart des Favosites s'y retrouvent comme dans l'étage au dessous; ils sont associés avec diverses espèces de Re- tepora, Hemitrypa. etc. fort analogues à celles d'Angleterre. Nous allons passer plus particulièrement en revue les trilobites de l'étage F. GENRE PMACOPS. EMMR. 1. Phacops intermedius. Barr. Le contour de la têlc est parabolique. Glabelle penla- goiiale portant 2 sillons latéraux peu prononcés, vers l'arrière, et un troisième sillon plus marqué, oblique, presque parallèle au sillon dorsal qu'il rejoint à l'angle antérieur de l'oeil. Le front est peu saillant en dehors du sillon inférieur qui nous semble la trace de la su- ture faciale. C'est par celte saillie plus ou moins pro- noncée que se distinguent en partie plusieurs espèces du même genre. Yeux gros, atteignant par leur bord l'angle latéral du front, ayant environ 140 à 150 facettes. Derrière la tête deux nodules saillans, et deux nodules semblables aux cxtrémilés de tous les anneaux de l'axe. Le têt se distingue par des tubercules saillans, inégaux, serrés, ar- rondis au sommet. Corps imparfaitement connu. Pygidium très -bombé, axe très -volumineux et très saillant; montrant 6 articulations sur chaque flanc. 3 côtes arrondies à leur sommet. L'axe n' atteint pas le bord, qui en arrière est coupé carrément. Lonff. de la tête 3 cent. Loc. Mnienian. 71 2. Ph. breviceps. Barr. Celle espèce a beaucoup d'analogie avec la précédente mais elle se dislinj^^ue j)ar ([uel([ues difl'érences conslanles. 1. Dans Ph. iiilcrmed ius le rapport entre la longueur et la largeur de la tète est comme 3 : 5 ; dans Ph. breviceps ce im^mc rapport est de 2:4; d'ailleurs ce dernier a le front presque rectiligne. 2. Les yeux de Ph. intermedius laissent un intervalle notable cntr'eux et l'anneau occipital; on y compte de 110 à 120 facettes. Ceux de Ph. breviceps ne laissent presque aucun intervalle derrière eux. 3. L'axe du pygidium de Ph. breviceps est étroit, très -peu saillant, et bordé de chaque côté par un sillon très -marqué; c'est l'opposé dans Ph. inlermcclius. Le corps non connu. Long, de la tête IG m. m. Loc. Konieprus. 3. Ph. Hansmanni. Brongn. Celle espèce été souvent décrite; elle appartient d'ail- leurs principalement à notre étage calcaire supérieur G. 4. Ph. laevigaiHs. Barr. D'après un pygidium de forme parabolique dont l'axe présente 3 anneaux distincts, tandisque les flancs portent à peine des indications de côtes. Long. 8. m. m. Loc. Mnienian. GENRE HRONTEUS. GOLDF. 5. Brontens campam'fer. Beyr. 6. Bront. palifer. Beyr. Ces deux espèces ont été décrites par Beyrich dans la notice déjà citée. Elles se trouvent entre les villages de Konieprus et de Mnienian, avec plusieurs autres «[ue nous nommons. Beyrich a cru qu'on dislinguerait mieux les espèces par le pygidium; mais malgré le grand nombre de morceaux que nous avons sous les yeux, nous ne pouvons pas reconnaître entr'eux des difl'érences aussi 72 constantes qu'entre les têtes. Nous prendrons donc les têtes comme types, pour déterminer les espèces, lais- sant le pygidium incertain, lorsque nous n'aurons pas quelque signe spécial pour le reconnaître. 7. £r. angnsticeps. Barr. La glabelle dans cette espèce s'évase beaucoup moins vers le front que dans Br. palifer. Au lieu de deux lo- bes latéraux distincts, elle n'en offre qu'un seul ar- rondi, très-saillant, avec un rudiment à l'arrière. La partie postérieure de la glabelle est très-bombée. L'anneau occipital porte une pointe saillante alongée, mais il n'y a pas de pointe sur le milieu de la glabelle comme dans Br. palifer. Nous n'avons jamais vu ce trilobite entier, par con- séquent il nous est impossible de désigner exactement le pygidium qui lui appartient, parmi diverses formes (|ue nous possédons et que nous ne décrivons point ici. S. Br. Zippei. Barr. Tête en demi cercle. Glabelle étroite en arrière, forte- ment évasée en avant, sans aucun sillon latéral, ni in- dication de lobes. Yeux gros, à facettes; lobe palpébral arrondi. Joues étroites fortement incinées vers le bord. L'angle postérieur prolongé en pJinte. Un point peu saillant sur l'anneau occipital. Corps inconnu. Pygidium très -bombé, hauteur égale au tiers de la largeur. — Ce pygidium se distingue surtout par sa largeur qui est une fois et demie aussi grande que sa longueur. 15 côtes très -peu marquées par des sillons très superficiels, atteignant le bord. La côte du milieu est beaucoup plus large que les autres, elle est bifur- quée sur ^/i de la longueur. Le têt de ce trilobite est orné de stries irrégulières sur la tête et sur le pygidium. Long, de la tête 7. m. m. Loc. Konieprus, 9. Br. umhellifer. Bkyr. Décrit dans la notice déjà citée. 73 10. B)\ formofius. Barr, Se trouve aussi dans l'élage supérieur fi, uù nous l'avons succinlcment décril. — Imetopias. Eicnw. 11. Lichas Haueri. Barr. Pygidium formant un triangle. L'axe non articulé s'ar- rête vers le milieu de la longueur et se prolonge jusqu'au bord par une arcte saillante. 2 côtes sillonnées jusqu'au bord ; la bande postérieure étroite, saillante, prolongée en pointe au debors. Les 3''-^ côtes de cbaque moitié non sillonnées, S'unissent au mi- lieu, laissant entr'elles l'arête saillante qui part de l'axe. Toute la surface est couverte de tubercules irrégulière- ment espacés, coniques et pointus à leur sommet. Long. 25. m. m. Larg. 25. m. m. Loc. Konieprus. Les autres parties du corps sont inconnues. 12. Lichas parvus. Barr. La tête de ce trilobite a de très-petites dimensions, 10 m. m. de largeur, 6 m. m. de longueur. La glabelle est bombée, étroite, bornée par deux sil- lons dorsaux parallèles depuis la nuque jusqu'au bord du front. De cbaque côté un tubercule très- fort, aussi haut et plus large que la glabelle occupe presque tout l'espace des joues. Derrière chacun d'eux est un autre tubercule qui s'étend dans le sens perpendiculaire au premier, et porte l'oeil à son extrémité antérieure. Le têt couvert de verrues inégales, coniques, espa- cées d'un peu moins que leur diamètre. Le reste du corps inconnu. Loc. Konieprus. GENRE PROETUS. DALM. 13. Proetus concinnns. Dalm. Le trilobite de Bohème que nous croyons être identique avec Pr. concinnus , offre cependant quelques légères différences avec celui qui a été décrit par Lovén. (avril 1845. trans. de l'acad. des Sciences de Stock.) 74 1°. Nous n'avons pas découvert les facettes des yeux. 2". Le limite antérieur au front est plus large dans l'espèce suédoise. 3°. Les exemplaires hohêmes n'ont pas de verrue sur l'anneau occipital. 4". Les anneaux dn pygidium, excepté le premier, portent sur leurs côtés une cavité ronde, rpii j)araît sur le têt des Proetus de Bohême. ftlalgré ces petites différences nous croyons pouvoir identifier les 2 espèces. On trouve souvent des individus roulés en sphéroidc. Long. 4 cent. Loc. Konicprus, 14. Proetus lepidus. Barr. Se distingue de Proetus concinims: P. Par un large Lord plat autour de la tète cpii a un contour parabolique. 2". Par le têt qui est très -finement strié sur tout le corps, tandisqu'il est granulé dans l'espèce précédente. Dans l'exemplaire que nous possédons on ne peut compter que 9 articles au thorax, mais il est probalde que celui qui manque est caché sous la tête. 3°. Les pointes qui se détachent des angles posté- rieurs de la tête s'étendent presque jusqu'au i»Ygidiuni, tandisqu'elles sont courtes dans Pr. concinnus. La forme des plèvres est très-analogue. 15. Pr. tnberculatns. Barr. Nous ne connaissons que la tête de ce triloLite. Elle se distingue par les tubercules serrés, ronds à leur sommet, (jui couvrent la glabelle. Autour de la tête un bord épais, qui touche le front, et se termine en pointe courte, à l'angle postérieur. Yeux gros, fort audessous du niveau de la glabelle. Joues étroites, lisses, laissant une rainure autour de l'oeil. Plusieurs filets en relief ornent le rebord de la tète. Long. 10. m. m. Loc. Mnienian. 16. Pr. niyops. Barr. Forme générale analogue à celle des autres espèces. La glabelle large, aplatie au sommet, arrondie au front, est au mémo niveau (|ue les yeux (|ui sont très saillans. 75 Rohonl i>lal, étroit, onié do filols autour (h; la tèto. arrondi en arrière. Long, de la tête S. ni. ni. Le cori)s inconnu. Nous rapportons à celte espèce un pygidiuni qui se trouve dans la même localité, et qui a la forme ordi- naire du genre f'roclus: a-vec S. art. prononcés à l'axe, et 4 côtes sillonnées i)ar le milieu. Loc. Mnienian. 17. Pr.? niacquicoslalHs. Baru. D'après un pygidium unique qui se distingue par l'iné- galité des côtes sur les lianes. L'axe à 7 anneaux, formant au milieu un angle sail- laut vers l'arrière. 4 côtes sillonnées par une rainure si profonde que chaque bande paraît une côte isolée, et on dirait qu'il y a 8 côtes, altcrnaliveuîent fortes et faibles. Les fortes atteignent le bord, les faibles s'arrêtent à un bord plat qui entoure le pygidium. Nous rapportons par analogie ce fragment au genre Proelus. Long. 3. m. m. Loc. Konieprus. GENRE HARPES. GOLDF. IH. Harius ungula. Sternb. Cette espèce dont nous ne connaissons que la tête, se distingue de notre Harpes lenuipunclaiiis 1° par une glabelle constamment plus saillante et plus volumineuse. 2'' par des points plus gros et diflerement disposés sur le bord de la tête. Nous n'avons vu dans les yeux que des traces de petits tubercules analogues à ceux de Harpes lenui- punclalus et parconséquent diflerents de ceux de Harpes macroplUalmus. Loc. Konieprus-Mnienian. GENRE CHEIRURUS. BEYR. 19. Cheiruriis insignis. Bevr. Déjà décrit parmi les trilobites de l'étage calcaire in- férieur E. Loc. Konieprus. 76 20. Cheir. Cordae. Iîarr. Nous ne connaissons que la tête de ce Irilobile. Elle se dislingue de celle de tous les autres Cheirurus pur sa forme aplatie. La glabelle et les joues ne faisant (ju'une seule surface légèrement convexe. Les 2 premiers sillons traversent la glabelle en for- mant un léger coude en arrière; les B"'*"' sillons sont obliques et se rejoignent au milieu, laissant deux }»etils lobes en arrière. Les yeux forts petits sont situés à l'angle antérieur des joues, au droit du P' sillon. D'après cette position la suture faciale ne trace sur la joue qu'une légère écbancrure à peine sensible. Long, de la tête 2 cent. Largeur 3 cent. Les joues sont couvertes de cavités comme dans toutes les espèces du genre. Le rebord épais qui les entoure se termine en pointe peu prolongée en arrière. Loc. Konieprus. 21. Cheir. Gihhus. Beyr. Cette espèce qui se trouve aussi dans l'étage supérieur G du calcaire, à été décrite par Beyricli dans la notice déjà citée. — Un exemplaire que nous possédons montre les facettes très-nombreuses des yeux. Le lobe palpé- bral est épais, et porte une cavité au centre de sa sur- face supérieure. ' GENRE ODONTO PLEURA. EMMR. 22. Odontopleur a VerneuilU. Barr. A été déjà décrite parmi les trilobites du calcaire in- férieur. 23. Od, Hornesii. Barr. La tête est la seule partie que, nous connaissons de ce trilobite. Elle se dislingue par une glabelle de forme alongée, terminée presque carrément aux deux extrémités, et comprise entre deux sillons dorsaux parallèles. — Sur cbaque coté deux petits lobes se détacbent de la gla- belle; le P' en avant est arrondi, le 2^ est alongé et oblique. Un filet en relief part de cbaque coté du front i i ot remonlo sur la joue conique (|ui porle l'oeil à sou souiuiet. L'oeil est couoïde, Irès-élevé, eouveil de faoelliîs très- petiles. La ligue faciale rejoint à l'oeil le filet saillant (jui part du front et fait avec elle un triangle rectangle dont l'angle droit est sur le bord. Long, de la tète 10 m. ni. Loc. Konieprus. 24. Oti Locerata. Baril La tète seule de ce Iriluliile nous est connue. Sou faciès est tout difl'érent des autres espèces du même genre. La glabelle limitée par 2 sillous dorsaux parallèles, se prolonge de moitié eu arrière du reste de la tête, et se bifurque en deux longues pointes dirigées vers le thorax. Dans chaque sillon dorsal il y a 2 cavités qui cor- respondent aux sillons latéraux, mais qui sont rondes. Sur la glabelle 2 rangées parallèles, chacune de 3 tubercules. Les joues alongées de chaque côté, se terminent eu pointes émoussées sur les quelles if y a une forte ner- vure descendant de l'oeil. La suture faciale suit une nervure demi -circulaire qui contourne le front, et s'écarte ensuite de chaque côté de la glabelle, en quart de cercle. A l'extrémité de ce quart de cercle est placé un oeil saillant, au droit des deux derniers tubercules de la glabelle. Long. 14 m. m. Larg. 16 m. m. Loc. Konieprus. GEKRE CYPHASPIS. BURM. 25. Cyphaspis clavifrons. Dalm. Nous ne possédons que la tête de ce trilobite; elle olfre les plus grandes analogies avec celle de la figure donnée par Burmeister sous le nom de Cyph. clavi- frons ; nous adoptons cette dénomination. Long. 15 m. m. Larg. 30 m. m. Loc. Konieprus. 26. Cyph. Cerberns. Barr. La tête à la quelle nous donnons ce nom se distingue de la précédente par le grand développement des joues, en haiilciir. Ellos forment nn rùno élevé el orcnpenl de clja([uc eolé nn j»lu.s grand espace qne la glabelle dont elles alleignenl le niveau. Les yeux placés au sommet de CCS cônes dépassent la hauteur de la tête. — Toute la surface est couverte de tubercules conune dans Ci/ph. clavifrons. Les angles postérieurs sniit aussi jirolougés en pointe, mais le bord de la tête est plat sur tout le contour taudisqu'il forme un bourrelet arrondi dans l'autre espèce. Long. 9 m. m. Larg. 20 m. m. Loc. Konieprus. 27. Tnlohites orbitatus. Barr. Nous ne connaissons que le pygidium de ce trilobite. Il est remarquable par sa forme bombée, représentant presque le quart d'une sphère. L'axe très -saillant oc- cupe plus du tiers de la largeur totale; on y distingue 2 anneaux, et deux côtes latérales non sillonnées. L'axe n'atteint pas le bord et se fond auparavant avec la sur- face sphérique des côtés. Long. 12. Larg. 15 m. m. Loc. Konieprus. Les es])èces de trilobites que nous venons de nommer caraclérisent l'étage moyen F de notre calcaire. Sur ce nombre il n'y en a que 2 connnunes avec l'étage inférieur E, savoir: Cheirurus insignis et Odo)itopleura yerneuili. 4 espèces sont communes entre l'étage F et l'étage supérieur G. qui nous reste à décrire. Ce sont: Phacops Hausmanni, Chciinrus gihhus. Ci/phaspis clavifrons et Brou- leus formosus. Ainsi 21 espèces appartiennent exclusivement à l'étage moyen F. Cette circonstance nous a paru assez déterminante pour considérer cet étage comme distinct des deux autres, entre les quels il se trouve placé. D'ailleurs, la différence que nous venons de signaler dans la famille des Irilobites, se ])résente aussi Irancliéc dans celles des Céphalopodes, Brachiopodes, Gastéropodes etc. Presque toutes les espèces de l'étage moyen F lui sont par- ticidières, et ne se retrouvent ni dans l'étage inférieur E, ni dans l'étage supérieur G. du calcaire. 79 I)'n|)ivs l'opoiTU (flic nous nvons donné ci-dossns, la liiinu' (le noire élage calciuro moyen présente nn si petit iion)]»re d'espèces conninines avec les étages Siluriens d'Ang- leleire, ({u'il sernit très-lmzardé de vouloir él;d)lir une cor- resp(nidance d'Age, fondée siu* ces rares coïncidences. On pourrait aussi révoquer en doute l'importance des esi)èces reconnues comnnmes, cnr aucime d'entr'eiles n'a un caractère exclusit. Parmi les trilobites en particulier, il n'existe pas une seule l'orme qui i)uisse être assimilée à une espèce anglaise. Les genres eux mêmes de notre calcaire moyen sont à peine représentés dans les étages de Wenlock et de Ludlow. Mais sans nous arrêter à cetle pénurie d'espèces iden- tiques, si nous considérons la famille dominante dans notre élage moyen, celle des Bracliiopodes, nous sommes frappés de l'analogie qu'il oîilre sous ce rapport, avec l'ensemble des formations de Wenlock qui contiennent aussi la plus grande partie des Brachiopodes du terrain Silurien supérieur d'Ang- leterre. En faisant abstraction des autres étages, dans les deux contrées, si on se laissait conduire par cette analogie, on serait disposé à croire qwe notre étage moyen correspond aux formations de AVenlock. Cependant il ne serait pas sûr de tirer une telle conclusion. En effet nous avons déjà re- connu qu'en suivant nue analogie de même nature notre étage inférieur E, par la prédominance de la famille des Céphalopodes correspondrait à la formation de Ludlow infé- rieure; c. à d. à la formation située au-dessus de Wenlock limestone. Il y aurait donc un renversement complet d'ordre; car en Angleterre les Céphalopodes ne se sont fortement dé- velo])pés ({u'aprés l'époque ou dominaient les Bracliiopodes, tandis qu'en Bohême le fait inverse a eu lieu; les Céphalo- podes ont eu leur plus grand développement avant les Bra chiopodes. Cette considération doit nous rendre très-circonspects lorsqu'il s'agit d'assimiler un étage du calcaire de Bohême, à un étage quelconque d'un autre pays. 80 ETAr.E SUPERIEUR. G. DU CALCAIRE. 1. CARACTÈRES GEOGNOSTIQES. Aucune limite tranchée ne sépare l'étage calcaire moyen F , de l'étage supérieur G. Le passage de l'un à l'autre se fait insensiblement et les couches conservent lenr parallélisme dans toute la hauteur. Le calcaire supérieur se fait aisément reconnaître i)ar des bancs plus épais et nn aspect argileux que n'ont pas les parties inférieures. On dirait qu'il est composé de rognons calcaires, plus ou moins écrasés par la pression, et plongés dans une argile fine qui les entoure en couche très-mince. Le calcaire est compacte, très-fin, et varie souvent de couleur; tantôt il est gris, tantôt rougeâtre, quelquefois il est presque noir. Les bancs sont séparés en certaines loca- lités par des couches minces d'un schiste de couleur foncée, et de structure très-feuilletée. Ainsi l'élément argileux presque complètement exclu des deux étages calcaires inférieur et moyen, reparaît à la partie supérieure. Il devient même assez prédominant pour exclure à son tour le calcaire, comme on le voit près de Ilostin. Dans cette localité les schis^tes forment la superficie du bassin palaeozoïque, par suite, sans doute de dénudations locales. Mais dî^ns la plupart des autres points où on peut observer les couches supérieures, on reconnaît que cette nouvelle for- mation schisteuse est recouverte par une dernière formation calcaire. Nous pouvons indiquer les environs de Chotecz et de Hlubosep comme présentant d'une manière visible l'al- ternance dont nous venons de parler. Dans l'état le plus complet oîi nous puissions l'observer, le bassin palaeozoïque du centre de la Bohème se termine donc à la partie supérieure, par des bancs calcaires, sur les quels reposent ça et là quelques lambeaux du Quader- sandstein. 81 La puissance de J'étago siipôiiom' rnloaire G, ost an moins de 60 nièlres. 2. CAllACTKRI-S l'ALAKOISTOLOGIQUES. Il paraît que durant la période de temps où se sont formés les dépôts de l'étage supérieure, les mers Silurien- nes ont offert des condilions de moins en moins favorables à l'existence des êtres organisés. Toutes les familles de molluscpies paraissent s'éteindre presque à la fois, ou se ré- duisent à un nombre minime d'espèces et d'individus. Par une circonstance très-défavorable, les enveloppes calcaires de ces mollusques ont été dissoutes au milieu du carbonate de cbaux qui les enveloppe. Ce phénomène nous paraît assez bizarre, et contraste avec celui qu'on observe à la base de l'étage inférieur, ou les fossiles seuls constituent la substance calcaire isolée au milieu des schistes argileux. L'absence du têt, jointe à une déformation plus ou moins considérable qui l'accompagne, caractérise donc les fossiles de l'étage supérieur, et leur ôte aux yeux du géologue presque tout leur prix, puisqu'il devient imposible de les déterminer pour la plupart. Les trilobites font seuls exception à cet état défavorable que nous signalons. Par suite de la nature de leur têt, ou par d'autres circonstances à nous inconnues, la plupart de ces crustacés se présentent assez bien conservés pour four- nir tous les élémens désirables à la science. D'ailleurs, par le nombre de leurs espèces, et par la proportion des individus, qu'on découvre dans le calcaire supérieur, les trilobites sont devenus encore une fois la fa- mille dominante. Us ont du moins beaucoup mieux résisté que les mollusques aux causes de destruction que nous ne pouvons pas apprécier. Cette lésistance démontre encore que le système Silurien a été réellement le centre de leur création, ainsi que l'a dit Sir R. Mitrchison dans son ouv- rage sur l'Angleterre. 82 Voici la liste des trilobites trouvés jusqu'à ce jour dans les couches de l'étage supérieur G. GENRE PHACOPS. EMMR. 1. Phacops Hausinanm. Brongn. Ce trilobite a été souvent décrit et dessiné, mais faute d'exemplaires bien complets, on a confondu sous le même nom diverses formes qui nous semblent distinctes et constantes. Nous conservons le nom de Ph. Hausmanni à celle de ces formes qui se distingue par les 3 caractères suivans : 1. Les côtes du pygidium sont marquées par un sil- lon qui se prolonge jusqu'au bord plat où elles se terminent. 2. La surface du têt est couverte d'une granulation serrée, inégale, sur tout le corps; mais sans tu- bercules saillants. Cette granulation est encore plus serrée sur les joues. 3. Le prolongement caudal est tantôt rudimentaire tantôt il a une longueur d'environ 10 m. m. au delà du bord. Peut-être cette circonstance pour- rait-elle faire distinguer deux variétés. Cette espèce est celle qui a été dessinée par Bur- MEisTER (Organisation der Trilobiten pi. V.) et par Stern- BERG (Verh. d. Bôhm Mus.). Nous considérons ce trilobite comme extrêmement rapproché d'As, caiidalus de Dudley, surtout si l'on en juge par la figure que Buckland en a donnée (Géol. et miner, pi. 45). 2. Ph. Spinifer. Barr. A les côtes sillonnées comme l'espèce que nous venons de définir, mais il se distingue principalement par les tubercules élevés, en forme d'épines, qui sont sub-régu- lièrement placés sur son têt. Deux rangées principales sont disposées sur le som- met de l'axe du pygidium; et une rangée un peu moins sadlante sur le sommet de chaque côte. Quelques au- tres tubercules épineux sont placés sur les côtés 'de l'axe, sans un ordre aussi régulier. 83 Le têt d'ailleurs est lisse, si ce n'est sur le bord plat extérieur, où on remarque une granulation analogue à celle de Ph. Hausmanni. 3. Ph. Renssih Barr. Le pygidium de cette espèce a un faciès très-différent dss 2 autres que nous avons nommées: 1. L'axe est très-peu saillant, et les sillons dorsaux peu profonds quoique distincts. 2. Les côtes laissent entr'elles des intervalles plus larges et moins profonds, que dans les espèces précédentes. Leur sommet étroit porte seulement une légère indication d'un sillon longitudinal. 3. Le bord qui entoure le pygidium est constamment plus large ; il se termine en arrière par une pointe courte, semblable à celle d'une accolade, sans prolongement caudal proprement dit. 4. Le têt lisse sur l'ensemble de la surface, porte une granulation irrégulière, peu serrée au sommet des anneaux de l'axe, sur le sommet de chaque côte, où les points augmentent en nombre depuis l'axe jusqu'au bord, et enfin sur la lisière du bord plat où celle granulation devient très-serrée. Les espèces de Phacops que nous avons séparées diffèrent aussi par la forme du bord antérieur du front. Autant que nous pouvons en juger d'après les exem- plaires qui sont sous nos yeux, ce bord offre une saiUie dans Ph. Hausmanni, tandis qu'il est arrondi dans Ph. Reussii. Loc. Branik, Tetin etc. 4. Ph. protuberans. Daim. Nous pensons que deux espèces très-distinctes ont été confondues sous un même nom d'abord par Sternberg, et plus tard par Emmrich qui avait sous les yeux des exemplaires fort incomplets que nous avons vus au ca- binet de Berlin. Nous conservons le nom de Ph- proluberans a un trilobite dont la glabelle pentagonale se distingue: 1. Par la forme alongée du front qui fait un saillie très-considérable en dehors de la suture subfron- tale. Cette conformation fait que l'origine de l'hypostôme est à environ 20 m. m. en arrière du front. 6-^ 84 2. Les yeux soiil gros, on y compte 220 à 230 faceltes. Ils sont i)lacés immétlialomant en arrière de l'angle latéral de la glabelle. La glabelle ne porte aucune trace de sillon. Entr' elle et le sillon occipital est un anneau flanqué de 2 tubercules saillans. 11 anneaux au tborax; l'axe moins large que les côtés, porte un tubercule arrondi à l'extrémité de chaque anneau. Les plèvres coudées h angle droit, un peu avant le milieu de leur longueur, sont arrondies à leur bout, et taillées en biseau. L'axe du pygidium est saillant, on y distingue 5 an- neaux, et 3 côtes latérales. La surface est couverte de rugosités fines, sur tout le corps, qui est souvent roulé en boule. Long. 9 centim. Loc. Tetin près Béraun etc. 5. Ph. Bronnii. Barr. Ce trilobite est en général de dimensions moindres que l'espèce précédente, avec la quelle il a beaucoup de rapports. On le distingue: 1. Par la forme du front à peine saillant au delà du sillon sous frontal. 2. Les yeux paraissent très-rapprochés de la partie antérieure de la tête; ils sont plus petits en pro- portion que dans Ph. proluberans et ils ont envi- ron 140 facettes. 11 anneaux au thorax. Tète irrégulièrement couverte d'une fine granulation. GENRE BRONTEUS. GOLDF. 6. Bî'onteus Brongnarti. Barr. Forme générale alongée. Tête parabolique. Glabelle en trapèze très-large au front; sans lobation distincte. Les yeux sont placés contre les sillons dorsaux à l'arrière de la glabelle. Ils sont gros, recouverts par un lobe palpébral arrondi; on y compte plus de 1400 facettes disposées en quinconce. Les joues sous les yeux sont presque verticalement inclinées, leur angle postérieur est émoussé. 10 anneaux au thorax. L'axe bombé est presque deux 85 fois aussi large que le côté, et chaque anneau laisse aper- cevoir la surface d'arliculalion, de l'anneau suivant. Les plèvres se touchent à peine auprès de l'axe, elles se coudent légèrement vers la moitié de leur longueur. Avant ce coude elles s'amincissent et laissent cntr'elles un intervalle qui s'élargit jus([u'au droit de la pointe émoussée qui les termine. Derrière chacune d'elles, au droit du coude, est un petit appendice triangulaire représentant le joint d'articulation. Pygidium très-homhé et alongé, comme le quart d'un ovoïde. Anneau rudimentaire de l'axe marqué par un sillon sub-triangulaire. 15 côtes, atteignant le bord, celle du milieu j)lus large, fendue au bas. Les sillons ne sont qu'indiqués par des lignes. La hauteur du pygidium est plus du quart de sa Ion- gueur, mesurée au corps. Tèt orné de stries qu'on remarque surtout sur les bords et sur les anneaux. Entre ces stries sont de pe- tites cavités serrées, visibles principalement sur le pygi- dium et sur Ja nuque. Long. 6 centim. Loc. Telin. 7. Bront. porosus. Barr. Nous ne connaissons que le pygidium de ce trilobite, qui est caractérisé par de petites cavités microscopiques couvrant régulièrement la surface du têt. En avant de chacune de ces cavités s'élève une petite aspérité. On croit voir l'etfet d'une pointe acérée qui aurait pénétré obliquement sur une surface métallique, soulevant une parcelle de métal au bout du léger sillon qu'elle a creusé. La surface de ce pygidium est un peu bombée, ce qui le dislingue aussi de Br. palifer cl des autres es- pèces déjà nommées. 15 côtes, atteignant le bord; celle du milieu double en largeur, bifurquée au bout. Les sillons étroits, peu profonds mais bien marqués. Long. 20. m. m. Loc. Tetin. 8. Br. pustulatus. Barr. Cette espèce est nommée d'après une tête isolée, que la nature de son tèt nous empêche d'oser associer au pygidium que nous venons de décrire. 86 La glabelle est marquée par trois lo])es latéraux, distincts, diminuant de volume de l'avant à l'arrière, le dernier est presque rudimentaire. Sur l'anneau occipital un tubercule saillant en forme de pointe. Les yeux placés sur deux saillies considérables au droit du sillon occipital. Toute la surface est couverte de tubercules assez forts, inégaux, espacés à une distance moindre que leur diamètre, prolongés en cône; leur sommet ordi- nairement tronqué. Long. 15. m. m. Loç. Tetin. 9. Br. Formosus. Barr. Le pygidium seul de cette espèce nous est connu. Il se distingue par les stries en relief, sub - régulières qui en couvrent toute la surface, en croisant obliquement la direction des côtes. Celles-ci sont saillantes et bien marquées. La côte médiane est un peu plus large que les autres. Les sillons sont creux et presque aussi larges que les côtes vers le bord extérieur aplati. Le centre du pygidium offre un bombement, qui de tous côtés s'abaisse vers le contour. Par la forme des stries, ce Bronteus a quelque ressemblance avec. Br. signalus. Phill. mais il en diffère beaucoup par la forme de l'axe rudimentaire. Long. 45. m. m. Loc. près Prague. GENRE CHEIRURUS. REYR. 10. Cheirurus Sternhergi. Boeck. A été décrit par Sternberg, par Boeck et récemment par Beyrich dans la notice plusieurs fois citée. 11. Cheir. gibbus. Beyr. Espèce décrite dans le même opuscule. GENRE CYPHASPIS. BURM. 12. Cyphaspis clavifrons? Dalm. C'est avec quelque doute que nous adoptons ce nom, sans pouvoir comparer en nature les trilobites des di- vers pays, auxquels il s'applique. L'exemplaire que nous 87 désignons oflrc la plupart des caractères indiqués par liurmeister. Seulement l'épine qui sort de l'angle postérieur de la tête est une fois et demie aussi longue que le corps. Nous n'apercevons pas de pointe aux premières côtes, dont le bout est endommagé. 11 anneaux au thorax. La tête conforme à la figure donnée par Burmeister, fortement granulée, le corps lisse. Long. 25. m. m. Loc. S'- Iwan. GENRE ODONTOPLEURA. EMMR. 13. Odontopleur a derelicla. Barr. D'après un fragment du corps, sans tête. L'axe moins large que le côté. Plèvres dans un plan horizontal ; ornées dans leur longueur par une bande plate qui cou- vre le milieu, et offre peu de relief jusques vers le bout où elle s'élève davantage. Près de son extrémité est un tubercule saillant. De chaque plèvre sort une longue épine inclinée par rapport au corps. Notre fragment ne nous permet de voir que sept anneaux. Le pygidium triangulaire, court, nous paraît sans épines. Long, du fragment 15. m. m. Loc. S'- Ivvan. GENRE PROETUS. STEIN. 14. Proetus scîilptus. Barr. La forme générale de' ce trilobite ressemble à celle des autres espèces déjà décrites. Il se distingue par quelques caractères particuliers. 1. Plusieurs exemplaires bien conservés nous mon- trent uniformément 9 anneaux au thorax, au lieu de 10 qu'on trouve dans la plupart des autres espèces du même genre. 2. Tout le corps est couvert d'un réseau de stries creuses, sub-régulières, qui forment une sculpture particulière à cette espèce. 3. Le pygidium offre 4 anneaux à l'axe et deux côtes, sillonnées, à peine sensibles, se confondant avec la surface. Long. 20. m. m. Loc. près S'- Iwan. 15. Pr. gracilis. Barr. Nous ne connaissons que le pygidium de cette espèce que nous considérons comme différente des autres. 88 L'axe u anneaux dislincts. Cinq côtes très déliées, et en relief, s'étendent depuis l'axe jusqu'au bord qui est aplati. Largeur 10. Long. 5. m. ni. Loc. près S'- Iwan. 16. Pr. Lovenii. Barr. Contour de la tête parabolique, terminé en arrière par deux longues pointes. Les yeux saillans à facettes extrêmement fines. 10 anneaux au thorax; l'axe aussi large que le côté. Plèvres coudées à partir du milieu, les 7 premières terminées par une pointe émoussée, les 3 dernières par des pointes qui vont successivement en augmentant de longueur. La dernière dépasse beaucoup le corps. Le pygidium a 4 anneaux visibles et 2 côtes apla- ties, larges, sillonnées. Par une particularité remar- quable, la surface du pygidium au lieu d'être convexe, comme à l'ordinaire, est concave. Cette liste de trilobites nous montre 4 espèces communes à l'étage supérieur G, et à l'étage moyen calcaire F. Il reste donc 12 espèces spéciales pour caractériser la partie la pins élevée de notre terrain palaeozoique. Comme nous ne connaissons d'ailleurs aucun autre fossile qui passe des formations moyennes, aux formations supérieures, nous avons cru devoir distinguer un étage supérieur du calcaire. Les familles des mollusques ne nous offrent pas des fossiles assez distincts pour que nous puissions les indiquer dans cet aperçu. A peine trouvons nous la trace des Bra- cliiopodes qui étaient si nombreux dans l'étage moyen. Les Ortliocèrcs dont nous rencontrons les moules méconnaissables, sont accompagnés de quelques Nautiles, et d'un autre fossile cloisonné dans le quel nous croyons reconnaître le faciès des Goniatiles, mais sans en avoir vu les cloisons. Parmi ces rares es])èces qui signalent notre étage G, on ne peut guère s'attendre à rencontrer des formes qui soient communes avec d'autres pays. Nous devons cepen- dant rap])eler ici l'analogie que nous trouvons entre le Ph. i'Auidatus d'Angbîterre, et le Ph. Hansmanm de Bohême, r.e dernier est le fossile le plus répandu dans notre étage 89 supérieur, dout il caractérise l'époque, tandisque Ph. cau- datus paraît en Angleterre presque également répandu dans tous les étages du Silurien supérieur. Par une circonstance hisarre, il manque seulement dans l'étage le plus élevé, celui du Vvpper Lndlow. Nous ne pouvons en ce moment nous arrêter plus long- temps à ces contrastes de détails, et nous terminerons cette notice par un résumé des faits les plus saillans qu'elle est destinée à constater. I. Le bassin palacozoique du centre de la Bohème consi- déré dans son ensemble nous offre une richesse de trilobites jusqu'à ce jour inouie, dans les forniations de cet âge. Ces crustacés paraissent déjà en quantité considé- rable dans les couches fossilifères les plus basses, se développent ensuite au centre des formations; puis décroissent successivement en nombre, mais forment encore la famille dominante dans les dépôts les plus élevés du bassin. Puisqu'il est reconnu que les trilobites caractéri- sent spécialement l'époque des formations Siluriennes, toutes les formations de ce bassin appartiennent donc exclusivement depuis la base jusqu'au sommet, au sys- tème Silurien. Nous insistons sur ce point, parceque plusieurs personnes d'un savoir éminent en Palaeontologie, à la première vue de nos fossiles, ont pensé qu'il pouvaient ajipartenir au système Devonien. Mais un examen de quelques momens a suffi pour leur procurer une con- viction toute contraire. II. En faisant abstraction des 2 étages A et B qui forment la base du système, et que nous avons nommés en- semble; Division inférieure Azoïque, tous les autres étages que nous avons distingués au nombre de 5, C, D, E, F, G, présentent des caractères palaeontologi- quc tranchés, qui correspondent à autant de créations locales, différentes et successives. Ces caractères opposés sont fondés: 1. Sur la différence presque absolue qui existe entre les espèces de trilobites qui appartien- nent à chacun de ces étages. 90 2. Sur la prédominance marquée de certaines fa- milles de mollusques, dans chacune des for- mations et l'absence presque complète d'espè- ces communes entre deux ou plusieurs étages superposés. III. Les deux étages fossilifères inférieurs C, D. forment un ensemble qui n'a rien de commun sous les rapports géognostiqueset surtout palaeonlologiques, avec l'ensemble des trois étages calcaires E, F. G. IV. Il y a donc trois grandes divisions naturelles dans la Succession des formations de notre bassin. La division inférieure Azoïque. La division moyenne j fossilifères. La division supérieure I Cet trois divisions correspondent exactement à celles qui ont été reconnues dans la grande Bretagne sous le noms de: Système Cambrien (modifié en 1845) azoïque. Syst. Silurien inférieur ) fossilifères. Syst. Silurien supérieur j V. Les divisions azoïques des deux contrées portent dans la nature de leurs roches, et dans leur position, des caractères assez évidens pour quil soit difficile de con- tester leur âge correspondant. YI. Les divisions moyennes fossilifères, sont comprises dans les deux pays, entre deux horizons géognostiques que nous désignons par les genres Battus et Trinucleus, qu'ils renferment. Ces deux horizons sont surtout distincts en Bohême, à cause de la grande puissance de l'étage D des quarlzites ou Caradoc Sandstones. Dans les deux contrées il y a un changement brusque et total dans la faune palaeozoïque, immédiatement au dessus de l'ho rizon des Trinucleus. Cette coïncidence nous semble assez frappante pour démontrer que les divisions moyennes d'Angleterre et de Bohème se correspondent dans la succession géolo- gique des âges. Nous n'entendons pas dire cependant qu'une même révolution synchronique aurait opéré dans les deux pays ce brusque changement dans les faunes palaeozoiques, car nous ne voyons en Bohême aucune trace d'un semblable bouleversement. En établis- sant le fait seul d'un complet changement zoologique immédiatement au dessus de l'horizon du genre Trimt.- 91 cïens, nous croyons avoir le droit (radmettrc la corres- pondance des deux étages moyens dans l'ordre géolo- gique, abstraction faite de toute coïncidence matliénia- lique des temps. VII. Si l'on considère l'époque Siliu'ienne comme limitée d'une manière absolue dans sa durée, la correspondance que nous croyons démontrée entre les divisions infé- rieure et moyenne des deux pays, devrait entraîner de semblables rai)ports entre les divisions supérieures. Mais la comparaison des faunes nous fournit un meil- leur argument. Elles se distinguent également dans les 2 contrées par le grand développement de certaines fa- milles: lesTrilobites, les Céphalopodes etlesBracbiopodes; et surtout par l'apparition de certains genres qui n'ont existé ni avant ni après cette époque, tels que les Phrag- mocères, Gompbocères, Cardioles etc., sans parler des crustacés, qui sont tous dans le même cas. Des analogies si frappantes entre les faunes, quel- les que soient d'ailleurs les irrégularités dans l'ordre qu'a suivi le développement local des familles dominan- tes, nous semblent démontrer que le terrain Silurien supérieur d'Angleterre et les trois étages calcaires de Bohême ont été formés durant une même période des temps palaeozoiques. VIII. Ainsi en prenant pour termes de comparaison les grandes divisions que nous avons esquissées, le bassin du centre de la Bohême représente dans le même ordre que les terrains qui ont servi de type en Angle- terre, la succession des trois grandes périodes Siluriennes. IX. Après avoir établi entre les divisions principales, cette unité d'ensemble qui est la grande loi de la nature, nous devons faire remarquer aussi la diversité qui règne dans les subdivisions que l'ordre scientifique nous oblige à reconnaître dans les divers pays. Pour constater cette variété, il nous suffit de rappeler en quelques mots les caractères palaeontologiques des divers étages, reconnus comme distincts entr'eux, d'un côté en Angleterre, et de l'autre en Bohême. Nota. Les nombres d'espèces que nous indiquons dans les étages anglais, sont tirés de l'ouvrage de Sir R. Mur- chison ; nous n'avons pas de documens authentiques sur les découvertes faites depuis la publication du Silnrian System. 92 ISLES BRITANNIQUES. SVSTKMK SILURIEN liMÉRIEUK, Etîigo des Landeilo flags. Esj)èces de trilobites paticulières àVctétagc: 9 Espèces communes avec l'étage qui le convre : 2 Les céphalopodes, gastéropodes, dimyaires et les zoopliytes sont tous représentés dans cet étage par un petit nombre d'espèces variant de 1 à 4. - Les Brackiopodes présentent 25 espèces dont la grande maj orilé appartient aaijenre Ortliis. XI. Étage du Caradoc Saudstone. Espèces de trilobites particulières à cet étage: 6 Espèces communes avec l'étage inférieur . 2 ■ - Les céphalopodes, gastéropodes, monomyaires dimyaires, présentent un petit nombre d'espèces variant de l à 7, et les zoophytes 12. Les BracJuopodes y sont représentés par 52 espèces parmi les quelles le genre Ortliis est le pins riche. XIL Les launes des 2 étages du syst. Silurien inférieur se correspondent d'une manière satisfaisante, sous presque tous les rapports. Les différences qu'on remarque entr'elles sont faci- lement expliquées par l'influence de la loi de distribution locale, à une même é[>oque. Nous apercevons aussi les effets d'une autre loi de la nature: celle de la distribution successive dans l'ordre des temps, considérés entre leslimites des grandes périodes. Pour sim[)lifier les termes de comparaison, nous grouperons en trois étages les 5 formations que Sir U. Murchison a distinguées dans le syst. Silurien supérieur des îles Britanniques. 93 nOIIÊME. SVSTKME SILIIRIKN INFÉRIEUH. X bis. EUngeC: schistes fossilifères. Espèces do Irilobites appartenant exclusive- ment à cet étage ...... 27 /Uicune espèce commune avec l'étage supé- rieur. Les céphalopodes , gaste'ropodes , dimyaires zoophytes etc., ne sont nullemenjl représentés dans cet étage. Les Brachiopodes nous ont fonrni une ou deux espèces d^Orfhis. XI bis. Etage D: quartzites, etc & — Espèces de trilobites appartenant exclusive- ment à cet étage ...... 25 Aucune espèce commune ni avec l'étage in- férieur, ni avec l'étage supérieur. Les Céphalopodes, Gastéropodes, mono- myaires, crinoïdes, y sont représentés par peu d'espèces; une à 2 par ordre. Les Brachiopodes offrent 4 « 5 espèces qui sont toutes des Orthis. Nous répétons ici qu'entre cette division et la division supérieure nous n'avons reconnu en Bohème aucune espèce commune. Ce fait s'accorde avec les observations faites par Sir R. Murchison dans la grande Bretagne. 94 ILES BRITANNIQUES. SYSTÈME SILURIEN SUPÉRIEUR. Xîll r-i jinférieiir \Wenlock shah. ^ \com\}rei]di\]i\We)ilock Imiestone. Epèces de trilobites particulières à ce groupe: 13 communes avec l'étage cpii le couvre 3 Les hétéropodes, gastéropodes, monomyaires et dimyaires offrent de 1 à 9 espèces par ordre. L'ordre des céphalopodes . . . . 13 Les crinoïdes appartenant exclusivement à la formation inférieure de Wenlock ... 14 Les familles dominantes sont : les Brachiopodes 45 et les Polypiers ..... 58 XIV. Etage moyen. Lower Ludloiv Rocks. Aucune espèce de trilobites n'est particulière à cet étage. Espèces communes avec le groupe inférieur: 3 Aucune espèce commune avec le groupe supérieur. Les ordres des gastéropodes, monomyaires dimyaires et les polypiers offrent chacun de 2 à 9 espèces. Les Brachiopodes sont représentés par . 18 La Famille dominante est celle des Cépha- lopodes 27 XV r e (supérieur ) Aymestry limestone. ^ (comprenant )?(]}]} ^r Ludlow Rocks. Espèces de trilobites spéciales à cet étage 5 communes avec l'étage moyen ... 2 ^~ Les ordres deshétëropodes, céphalopodes, mo- nomyaires, offrent de 4 à 9 espèces. Les polypiers 12 Les gastéropodes . ... 13 Les Brachiopodes ..... 15 Ces trois derniers ordres ont donc un degré à peu-près égal d'importance dans cet étage. 95 BOHÊME. SYSTEME SILURIEN SUPÉRIEUR. XIII bis. Étage inférieur E du calcaire. Espèces (le trilobiles qui appartiennent ex- clusivement à cet étage ..... 38 Espèces communes avec l'étage superposé . 2 40" Les ordres des héléropodes, monomyaires, et les crinoides offrent chacun de 1 à 6espèces. Les brachiopodes . . . . . 12 Les gastéropodes environ .... 25 Les polypiers environ .... 35 Les dimyaires au moins .... 60 Les Céphalopodes qui forment la famille do- minante nous offrent environ .... 125 Il est à remarquer que le genre Cardiole associé aux genres Gomphocère et Phragmocère, appartient ex- clusivement comme eux à l'étage inférieur E tandis que dans les îles Britanniques, il se trouve aussi avec ces deux genres dans les étages plus élevés. XIV bis. Etage moyen F du calcaire. Les espèces de trilobites qui appartiennent spécialement à cet étage sont au nombre de . 21 Espèces communes avec l'étage inférieur E 2 — — avec l'étage supérieur G 4 Les ordres des bétéropodes, monomyaires, dimyaires , les crinoides et les polypiers offrent chacun de 1 à 12 espèces. Les céphalopodes environ .... 10 Les Brachiopodes forment la famille domi- nante et nous offrent environ .... 60 XV bis. Étage supérieur G du calcaire. Les espèces de trilobites qui se trouvent ex- clusivement dans cet étage sont au nombre de 12 Espèces communes avec l'étage moyen F . 4 Vf Aucune espèce commune avec l'étage inférieur E. Les gastéropodes, brachiopodes, dimyaires, et poly- piers n'offrent dans cet étage que de 1 à 4 espèces. Les céphalopodes environ 8 à 10 espèces déterminables. 96 XVI. Les tableaux sueciuls que nous venons de mettre eu regani, montrent que les étages tlu système Silurien su- périeur, eu Bohème comme dans les Iles Britanniques, se distinguent très-bien les uns des antres, par les es- pèces de trilobites qui leur sont particulières, et aussi par la prédominance tranchée de certains ordres des mollusques, dans chacun d'eux. Mais on peut remarquer en même temps comlnen a été différent dans les deux contiées. l'ordre de dévelop- pement des divei'ses familles dominantes. Les trilobites seuls offrent nue concordance notable. car l'époque ou ils ont présenté le plus grand nombre d'espèces coexistantes, correspond en Bohème comme en Angleterre, au groupe le plus bas du système Silu- rien supérieur. XVIL En comparant les caractères généraux géognostiques et palaeontologiques: Nous avons reconnu une correspondance complète entre les trois grandes divisions des terrains Silurien de Bohème et des îles Britanniques. La comparaison plus détaillée des faunes locales nous a démontré que les étages distincts dans chaque pays, ne se correspondent pas d'une contrée à l'autre. Il y a donc unité dans l'ensemble du système Silu- rien, comme il y a diversité dans les détails. Cette unité et cette diversité se font remarquer par- tout dans la nature, et concourent également à carac- tériser les oeuvres du créateur. 97 APERÇU GENERAL DE LA FAUNE SILURIENNE DE BOHÈME. Ne connaissant la faune palaeozoïque de Bohême que par suite de nos recherches et découvertes personnelles, à l'exception d'un petit nombre de fossiles qui ont été décrits, nous nous bornerons dans cet appendice à indiquer le nom- bre approximatif des espèces rassemblées dans notre collection particulière. I Espèces. Poissons (fragmens d'icthyodorulitesj . . ' 1 , (Trilobites . 129 Crustacés < ^ ,, . • . , .^ ( Cytherinides 10 Hétéropodes 5 Céphalopodes 150 ,, ,, Gastéropodes 50 Mollusques'^ n u- j mn Brachiopodes 100 Monomyaires 9 ', Dimyaires 100 Crinoïdes 2 Poh-]Diers etc. etc 44 Total . . ! 600 Prague le 15 Juni 1846. IMPRIMERIE DE J. B. HIRSCHFELD A LKIP9IC. Date Due *^ 2 2-4J50 yu^ a 1971 ' r'^î^' Vil*'* k'; ■*> rm^., '-:*»^ m . mt, t jr>-^>^ ^%--''p.|^W:^.^^^i